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Friederich Von Bronlow Lycanthrope / Roi des Voleurs

 Nombre de messages: 37 Age: 22 Localisation du Personnage: Là où la lune s'éveille et le soleil se meurt Race/Statut: Lycanthrope / Roi des Voleurs Camp: Insurgés Date d'inscription: 23/08/2007
 | Sujet: Une pause peu coutumière Sam 13 Oct - 18:19 | |
| L'homme étandit ses jambes et s'étira. Il avait encore une cigarette à la main mais n'en prenait que très rarement des bouffées. Il regardait au travers la rosace brisée en son milieu une lune qui peu à peu perdait de sa rondeur. Ce soir, pas de transformation. Tant mieux. Il serait enfin tranquille. Autour de lui les statues complotaient. Elles ne faisaient pas ça contre l'homme car tout ce qui avait une aura maléfique était enfant de Satan... La chapelle lui était entièrement destinée... Non, autour les statues se caressaient, se touchaient et s'embrassaient. Tout semblait se préparer à une immense orgie qui devrait se poursuivre au moins jusqu'au lever du jour. Un regard sur la pendule: le jour ne tarderait pas. Un peu de cendre tomba au sol. Un grondement se fit entendre. - Excuse mon vieux, un moment d'inatention.Le bruit se calma. Friederich leva la main en guise d'excuse et se reétira. Il ne faisait aucun doute qu'un grognement pareil ne pouvait provenir que d'une bête énorme, féroce et infiniment démoniaque. Les légendes parlaient d'une succube mâle, d'un griffon impressionnant ou d'un dragon comme au moyen-âge. Friederich aimait cette bête par-dessus tout car il savait que c'était un lycan maudit, un simple loup à l'âme humaine qui après un sort de Ruth ne devrait jamais plus retrouver son minois humanoïde et serait condamné à rester dans la chapelle comme garde de Satan. Les statues se turent. leurs yeux de marbre prirent tous la direction de la lourde porte d'entrée. Le Voleur s'y tourna aussi instinctivement mais ne remarqua rien d'anormal. Il haussa les épaules quand les être inanimés se mirent comme un seul à le fixer intensément. - Faites comme si j'étais pas là les pantins.Pourtant dans l'ombre quelqu'un venant d'entrer se cachait. Friederich ne le sentait pas mais bientôt on allait l'interpeller... |
|  | | Sibyl Von Lilie Humaine / Gitane / La Fille du Chef, Voleuse et Rêveuse, dite Magicienne

 Nombre de messages: 41 Age: 22 Localisation du Personnage: La Chapelle Race/Statut: Humaine / La Fille du Chef, Voleuse et Rêveuse, dite Magicienne Camp: L'Humanité Date d'inscription: 20/10/2007
 | Sujet: Re: Une pause peu coutumière Mar 30 Oct - 15:44 | |
| Que faisait-elle ici ? Jamais elle n’aurait du mettre les pieds dans cet endroit. Autour d’elle, les sombres et maigres silhouettes des arbres, dont les branches nues frissonnaient sous la caresse du vent glacé, semblaient se pencher d’un air menaçant vers la jeune gitane aux boucles brunes, qui, réprimant un frémissement, serrait ses bras contre sa poitrine, comme pour se protéger du froid hivernal. Ou d’autre chose encore, peut-être ? Qui sait… Qui savait ce qui se passait en ce moment même à l’intérieur de ces épais murs de pierre grise qui marquaient l’entrée du château ? Nombreux étaient ceux qui, au village, murmuraient que ses habitants étaient des gens étranges, sombres, mauvais même. D’autres disaient qu’ils pratiquaient la magie noire. D’autres encore affirmaient qu’il s’agissait de vampires ! Une chose à laquelle Sibyl n’avait jamais cru, se contentant de rire à ce qu’elle désignait comme des superstitions. Mais, à présent, en ce moment même, la Bohémienne ne savait plus que croire. A nouveau, le vent se mit à souffler, bruit lugubre dans ce jardin désert.
- Quelle idée d’être venue ici… Comme toujours Sibyl, tu as fait fort… Murmura-t-elle pour elle-même.
Ce serait son père qui s’arracherait les cheveux si il apprenait où elle se trouvait en ce moment même ! Mentalement, la jeune femme adressa une prière à quiconque voudrait l’entendre, priant pour que sa sortie nocturne passe inaperçue. Puis elle éclata d’un petit rire nerveux. Si elle se voyait… Ce n’était pourtant pas la première fois qu’elle sortait la nuit, et cela n’était pas près de changer ! Et après tout, ce n’était qu’un jardin… Lugubre, certes, mais un jardin tout de même. Habilement, elle se faufila d’un pas agile et souple, presque félin, parmi les buissons de roses fanées, avant de s’arrêter net, l’air brusquement satisfait et surtout très intéressé. Car, en effet, juste devant les yeux bleus de la gitane, se trouvait une grande chapelle de pierres d’un gris sombre, presque noir, à moitié recouverte de mousse et de lierre… et dont l’entrée était « gardée » par une grande statue aux allures de chimère antique, et qui n’était pas vraiment… rassurante.
Déglutissant, Sibyl fit un pas, puis deux, hésitant, reculant, avançant, avant de poser son pied nu sur la pierre glacée de la chapelle, puis de s’arrêter à nouveau, interdite.
-Excuse mon vieux, un moment d'inatention.
Cette voix… Non, ce n’était pas possible. Cela ne pouvait pas être… Cela ne devait pas être lui.
Et pourtant… Combien de fois ne l’avait-elle pas entendu parler ? Durant toutes ces années… Ces journées passées rivée à ses lèvres, à l’écouter parler, rire, chanter… Oh oui, elle l’aurait juré, elle en était sûre… Et comme pour confirmer ses dires, la voix retentit à nouveau des entrailles de la chapelle, résonnant contre les murs de pierre, à l’unisson avec le cœur de la Bohémienne qui battait la chamade.
-Faites comme si j'étais pas là les pantins.
Mais à qui donc parlait-il ? Elle ne voyait pourtant personne… L’endroit était désert, totalement désert. Enfin, c’est ce qu’elle croyait. Mais depuis longtemps, elle avait apprit à ne pas se fier aux apparences. C’est pourquoi, alors qu’elle s’avançait à l’intérieur de l’endroit sacré, dissimulée dans l’ombre des murs, elle sentait sa respiration s’accélérer, son cœur battre à toute vitesse, avant qu’elle ne retienne son souffle, comme si elle craignait que celui-ci ne la trahisse. Mais elle ne pu retenir un tremblement devant la silhouette assise sur l’un des bancs en bois vermoulu, silhouette ô combien connue…
Et pendant un instant, elle hésita. Elle hésita à partir en courant, loin, loin, à rentrer chez elle et à ne plus jamais revenir, ne plus jamais chercher à le retrouver. A écouter la rancœur et l’amertume qui grondaient en elle depuis le départ du Voleur. Ce qui aurait été d’ailleurs sûrement plus sage. D’ailleurs, elle ne devait pas être ici. Et d’un autre côté… Depuis combien de temps avait-elle espéré le revoir ? Espéré, en vain, qu’à chaque fois qu’ils quittaient une ville, ils le trouveraient peut-être dans la suivante ? Et puis, après tout, ses promenades nocturnes n’étaient-elles pas au fond destinées à le chercher ? La jeune femme se cachait derrière son excuse de plantes à cueillir, mais si seulement tous savaient… Et aujourd’hui, elle l’avait enfin retrouvé. Devait-elle s’en aller, alors qu’elle avait tant attendu ce jour ?
La passion l’emporta sur la raison. Malheur ou bénédiction ? Silencieuse, elle quitta l’ombre, avant de s’avancer doucement, son regard azur posé sur le jeune homme. Qu’elle interpella d’un ton qu’elle s’efforça de garder neutre, malgré la multitude de sentiments qui y vibraient :
- Friederich… ? _________________ • Ce ne sont pas les ailes qui font l'ange... • |
|  | | Friederich Von Bronlow Lycanthrope / Roi des Voleurs

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 | Sujet: Re: Une pause peu coutumière Mer 31 Oct - 9:44 | |
| Les statues semblèrent se taire, les murmures lointains ne furent soudain plus. Friederich à l'appel de son nom pencha nonchalament la tête en arrière et vit la bohémienne à l'envers certes mais la vit quand même. Délicatement il se leva avec cette souplesse étrange caractérisant sa race et il s'avança silencieusement vers la jeune femme. Ses gestes lents et réfléchis donnaient l'impression qu'il glissait sur les dalles de pierre. Comment cette jeune femme pouvait-elle savoir son nom ? Il n'avait pas le souvenir de l'avoir connue dans un moment que les prêtres qualifiaient de vicieux mais pourtant... Elle avait une odeur si particulière qui lui était familière... Ces yeux, ces boucles brunes... Ce ne pouvait être qu'une ancienne connaissance du camp de bohémiens dans lequel il avait passé grand nombre de son temps. Alors donc ils s'étaient arrêté dans le village... Si Friederich en avait le pouvoir ils les amènerait loin d'ici... Mais personne ne pouvait ignorer que lorsqu'on est sous l'oeil de Nikita jamais on ne peut s'en sortir. Une question pourtant se posa: si la jeune fille se trouvait dans la chapelle faisait-elle partie des créatures ? L'immobilité soudaine des statues répondait clairement à sa question. Non. Elle devait être arrivée par accident. C'était tout bonnement incroyable qu'elle soit parvenue dans les lieux saine et sauve... - Friederich.L'homme avait simplement répondu par son prénom tout en baisant gracieusement la main de son interlocutrice. Il n'avait pas omis de garder ses bonnes manières ! La lune jeta ses rayons dans la rosace multicolore éclairant au passage le visage de Sibyl. La jeune fille était d'une beauté époustouflante et le voleur plissa ses sourcil. Ce visage ne lui était pas inconnu... Il se souvint alors vaguement d'une enfant... Foutaises ! Jamais ce garçon manqué n'aurait pu devenir si gracieuse... Et pourtant... - Vous vous êtes perdue... Demoiselle Sibyl ?Friederich avait prononcé son nom dans un murmure. S'il s'était trompé il méritait bien là une giffle monumentale... Les giffles de femmes il ne les avait que trop goûtées... Elles étaient violentes et douloureuses à la fois. De certaines il gardait un bon souvenir... Linda la Folle comme ils la nommaient tous avait des mains douces et froides. La giffle donnée en plein été fut l'effet d'une brise dans l'air lourd. Son père l'avait menée au couvent et plus jamais il ne la revit. Il fallait dire que celle-là il l'avait bien méritée ! L'homme retomba de ses pensées et tendit le bras à la jeune bohémienne. Tant qu'à être dans les lieux autant les lui faire visiter. Il tournerait à sa sauce tout ce qui pourrait paraître lugubre ou surnaturel. Il ne fallait pas que l'humanité soupçonne une seule seconde la vérité qui hantait la Transylvanie... |
|  | | Sibyl Von Lilie Humaine / Gitane / La Fille du Chef, Voleuse et Rêveuse, dite Magicienne

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 | Sujet: Re: Une pause peu coutumière Mer 31 Oct - 22:24 | |
| C’était bien lui… Evidemment que c’était lui ! De qui d’autre pouvait-il s’agir ? Et puis cette manière de se mouvoir, cette silhouette, ce visage, ces yeux… Un frisson parcouru le corps de la Bohémienne lorsque ce dernier lui prit délicatement la main – elle hésita d’ailleurs fortement à la retirer - pour y déposer un baiser, geste qui la fit violement rougir. De gêne ou de colère ? Les deux peut-être… Cependant, bien qu’il lui ai répondu affirmativement, lui ne semblait pas la reconnaître. Ou du moins peinait-il à mettre un nom sur son visage. D’une certaine manière, elle le comprenait, elle avait eu le temps de changer en plus de quatre longues années. Mais d’un autre côté… Elle était furieuse, et surtout peinée de voir qu’apparemment, elle n’avait pas plus compté que ça pour lui.
Et quand Friederich posa sa question, innocente, certes, avant de lui tendre le bras, la jeune femme vit rouge. Et la seconde d’après, le Lycanthrope goûtait à une gifle puissante et retentissante, bien méritée – selon Sibyl -. Comment… Comment osait-il ?! Comment osait-il se comporter de la sorte avec elle, comme si ils venaient de se quitter, comme si rien ne s’était passé ?! Comme si il n’était jamais parti, comme si il avait oublié ce qu’il avait fait…
- Tu oses… Siffla-t-elle, les yeux brillants, tu oses encore m’adresser la parole après ce que tu as fait ?
Et une seconde fois, la délicate main de la Gitane alla gifler l’autre joue de l’homme, laissant une marque rouge sur la peau pâle de ce dernier.
- Tu es parti, du jour au lendemain, sans rien dire, sans prévenir ! Tempêta-t-elle, folle de rage.
Et il osait encore jouer les gentlemans avec elle, ayant à son égard le même comportement qu’avec les nombreuses femmes qui lui avaient toujours tourné autour, lui qui n’avait jamais daigné baisser les yeux sur elle ? Les yeux de Sibyl s’emplirent de larmes, et elle s’empressa de cligner des paupières, essayant de maîtriser ses émotions :
- Tu ne m’as pas prévenue, tu ne m’as rien dit… Tu m’as abandonnée… Et tu oses te comporter comme si de rien n’était ?!
Elle se retint de lui asséner une nouvelle claque. Mais en voyant les joues déjà bien rougies du Voleur, elle se dit que peut-être finalement non. Du moins, pas tout de suite. Elle attendrait de voir ses arguments. Le silence se fit dans la chapelle, silence à peine troublé par la respiration haletante de la brunette, qui, tout à coup, se mit à murmurer, le ton de sa voix tranchant vivement avec ses cris qui résonnaient encore dans le lieu sacré il y avait quelques secondes :
- J’exige des explications… _________________ • Ce ne sont pas les ailes qui font l'ange... • |
|  | | Friederich Von Bronlow Lycanthrope / Roi des Voleurs

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 | Sujet: Re: Une pause peu coutumière Ven 2 Nov - 10:09 | |
| Friederich ne cilla pas à la distribution de giffles qu'on lui donnait avec application. Il n'avait pas souvenir d'avoir touché ne serait-ce qu'un cheveux de la jeune femme qui à l'époque n'était encore qu'une enfant. Si il n'était qu'un vil voleur de coeurs il ne s'était jamais dans sa vie donné à la pédophilie et il pourrait même en faire le serment devant Galaytanée. Elle, Sibyl, devait faire partie dans le temps de ces gamins imbéciles qui s'asseyaient devant sa cage les nuits de pleine lune pour regarder en riant sa douloureuse transformation. Si il avait été une femme ou seulement un homme sans la moindre classe il aurait sans hésité rendu son soufflet à la jeune femme, et en parlant de soufflet ceux d'une bohémienne étaient assez interessants à analyser. Ils renfermaient en eux une chameur mielleuse incomparable, une force hors du commun avec ce piquant unique qu'aucune autre femme dans le monde ne serait capable d'imiter. Celà changeait des baffes quotidiennes... - Ah, oui, les humains... J'avais oublié...L'homme s'assit sur un banc de la chapelle et s'alluma une cigarette. Il plongea ses grands yeux dans ceux de la gitane et esquissa un grand sourire débordant de grace et de bonté. Les femmes ils ne les comprenait pas. Après un effort il avait réussi à sortir le prénom de la jeune femme et voilà qu'elle s'emballait... La prochaine fois il cacherait sa véritable identité... - Il est facile pour les gens n'ayant qu'une vie unique de se rappeler de tout ce qu'ils font durant toute une vie... Malheureusement je n'ai pas cette chance voyez-vous ?Un grand silence s'abbatti dans les lieux. Les statues tournèrent toytes leur regard vers le Voleur et les bougies dans leurs mains s'allumèrent. Une grande ombre de pentacle se forma alors sur l'immense plafond. Le regard du lycanthrope se fit soudainement triste, son sourire avait disparu. Un halo de fumée se dispersa au-dessus de lui et tourbillona au grès du vent inexistant. Friederich se leva et ses pas résonnèrent. Il s'approchait de ce qui restait de l'autel. - Si je vous ai fait le moindre tort je m'en excuse, croyez-le... Mais ne me prenez pas pour ce que je ne suis pas. La parfection, j'en suis loin et j'en suis conscient. Toutefois, si je puis faire quelque chose pour vous je suis votre homme !Le sourire revint aux lèvres de l'homme. Les bougies s'éteignirent aussitôt. La lune jetait toujours ses impitoyables rayons au centre de l'immense rosace vitraillée. |
|  | | Sibyl Von Lilie Humaine / Gitane / La Fille du Chef, Voleuse et Rêveuse, dite Magicienne

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 | Sujet: Re: Une pause peu coutumière Ven 2 Nov - 11:37 | |
| Silencieuse, la jeune femme l’était restée durant tout ce temps, se contentant d’écouter ce que le Voleur avait à lui dire. Silencieuse, elle l’était restée, même quand il avait plongé son regard dans le sien et lui avait sourit. Même si elle en avait été toute renversée et en avait frissonné – comment avait-elle pu oublier ces yeux-là, ce sourire si caractéristique à l’homme… ? -. Silencieuse, elle l’était restée, même quand la lumière se fit brusquement dans la chapelle lorsque les bougies posées dans les mains des statues – en était-ce d’ailleurs ? Elle avait juré les avoir vu bouger – s’étaient soudainement allumées, et qu’une étrange fumée s’était mystérieusement mise à se répandre dans les lieux. Oui, silencieuse, elle l’était restée, même quand l’homme s’éloigna, l’air subitement lointain, peiné, avant de s’excuser et de se remettre à sourire. Et elle était restée silencieuse après cela, attendant toujours une explication qui ne vint pas. Alors la Bohémienne redressa légèrement la tête, posant son regard sur le Lycanthrope, un triste sourire aux lèvres :
- Au moins, tu n’as pas changé sur ce point là… Murmura-t-elle, des excuses, toujours des excuses, mais à chaque fois tu t’esquives…
S’avançant vers Friederich du pas souple et délicat qui lui était caractéristique, Sibyl s’arrêta juste devant lui, avant de croiser les bras et d’étirer ses lèvres en un fin sourire, ses yeux bleus soudainement pétillants d’une lueur énigmatique :
- En ce moment même, j’hésite d’ailleurs à penser que tu es un lâche. Siffla-t-elle.
Pourquoi ne voulait-il pas lui répondre ? S’était-il enfuit pour une quelconque raison ? Leur avait-il caché quelque chose ? Qu’il n’aille pas répondre que c’était à cause de ses transformations. Pendant une dizaine d’années, tout s’était parfaitement bien passé. La Gitane ne voyait donc pas pourquoi cela serait subitement devenu prétexte à la fuite. Poussant un soupir, elle passa sa main dans ses boucles brunes, faisant tinter les créoles dorées qui brillaient à ses lobes, avant de dévisager à nouveau le Voleur, lâchant d’une voix moqueuse :
- Mais comme tu le dis, puisque tu ne peux te rappeler les raisons de ta fuite… Je ne peux donc t’en tenir rigueur.
Marquant une pause de quelques secondes, histoire que la phrase qu’elle venait de lâcher fassent leur effet, elle reprit ensuite dans un souffle, approchant son visage à quelques centimètres de celui de Friederich, y soufflant ces quelques mots, avant de le retirer lentement :
- Mais au moins je suis heureuse que tu ai réussi à te souvenir de mon nom… _________________ • Ce ne sont pas les ailes qui font l'ange... • |
|  | | Friederich Von Bronlow Lycanthrope / Roi des Voleurs

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 | Sujet: Re: Une pause peu coutumière Sam 3 Nov - 10:16 | |
| - Il est bien facile de vivre dans un campement lorsque nous y sommes né ! J'ai été élevé dans une grande bâtisse d'où j'ai dû partir de force et je n'ai pas supporté la vie de nomade. Est-ce là la réponse que vous attendiez ? La voix de Friederich avait résonné sur les murs de pierre. Il doutait de cette raison maintenant car si tout le monde était si obstiné et si peu patient que cette jeune femme dans le campement nul doute que personne ne puisse y passer plus que quelques jours. Dix ans lui avait-elle dit ? Seigneur, était-ce possible ? Il prit une bouffée sur sa cigarette et s'étira. On pouvait dire qu'il avait réussi. Il menait maintenant cette vie de château qu'on lui avait retiré. Ici, c'était si facile... Il suffisait de devenir l'une de ces créatures. Si on ne l'était pas, on n'était que les victimes. Un rire s'échappa de sa gorge. Lui, lâche ? Si elle savait... - Oui, je suis un lâche ! Quand nous sommes voleurs nous nous devons de l'être... Ce sont mes professeurs qui me l'ont appris... Si je ne suis pas le meilleur des hommes je puis me vanter d'être le plus habile des voleurs !Les réponses pouvaient être choquantes, elles n'en restaient pas moins véridiques. Il n'aimait pas ménager les individus quand ces derniers l'attaquaient de plein front et qu'y pouvait-il ? Les hommes étaient à eux seuls le plus gros tissu d'hypocrisie vivant dans ce piètre monde. Seulement, avait-elle pu oublier qu'il n'était pas un homme ? Lâche il l'était pour sa survie mais ce qu'il appréciait par-dessus tout c'était sa solitude. Il jugeait ne rien devoir à personne et avait du mal à comprendre pourquoi cette jeune femme avec qui il fallait le dire il n'avait sans doute jamais eu de réèlle complicité venait le chercher dans les confins de l'Enfer pour lui faire la morale. Que pouvait-il faire pour elle ? Supporter une infinité de giffles ? Le lycanthrope soupira. Quelle vie facile elle pouvait avoir ! La liberté de se promener au clair de lune avec son amant, la liberté de parler aux gens sans craindre de les manger un jour, la liberté enfin de ne pas se plier à un chef de meute -aussi plaisant soit-il- pour mener à bien des attaques des plus sanglantes. Il finit sa cigarette avant de l'écraser sur ce qu'il restait de l'autel. Le gardien des lieux forcé de rester de pierre faute de la présence de Sybil se promit intérieurement qu'il se vengerait de Friederich. On ne salissait pas la chapelle ! - Si je me suis souvenue de votre nom c'est que vous avez gardé cette magnifique fougue qui n'appartient qu'à vous. Ces lieux respirent la mort, vous ne devriez pas y rester.Friederich finit sa phrase dans un murmure. Tout son être semblait être une bougie complètement consummée. Il regarda son gousset. La nuit était déjà bien avancée et las ne savait comment faire pour occuper son temps... Plus personne la nuit ne pointait le nez dehors, du moins, plus personne de censé. |
|  | | Sibyl Von Lilie Humaine / Gitane / La Fille du Chef, Voleuse et Rêveuse, dite Magicienne

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 | Sujet: Re: Une pause peu coutumière Sam 3 Nov - 14:44 | |
| D’un geste de la main, la jeune femme chassa la fumée nauséabonde de la cigarette de Friederich, tout en se demandant sincèrement si, en ce moment même, ce dernier ne la prenait pas pour la dernière des idiotes. Oh bien sûr, ils ne s’étaient pas vus pendant des années, mais il devait bien avoir remarqué qu’elle avait grandit et qu’elle n’était plus la petite fille toujours collée à lui et qui passait son temps à s’extasier devant tout ce qu’il faisait et approuvait la moindre de ses paroles, non ? Elle ne doutait pas de ses paroles, mais tout de même, son argument sonnait faux. Il avait vécu avec eux pendant près de dix longues années, et subitement, il n’avait plus supporté cette vie vagabonde ? Difficile à croire… Et lorsqu’il se mit à rire, la Gitane serra les poings, ne sachant que faire. Comment pouvait-elle réagir devant l’orgueil du Voleur ? Elle ne pouvait le nier, il était bien le plus doué de tout le pays. Et, en ce moment même, c’était peut-être bien cela qui la désolait. Car, finalement, peut-être que si le Lycanthrope ne s’était pas révélé si doué, peut-être ne serait-il pas parti…
- Sur ce point, je ne peux qu’être d’accord avec toi… Murmura-t-elle, les yeux baissés, la voix soudainement faible, comme las, brisée.
-Si je me suis souvenue de votre nom c'est que vous avez gardé cette magnifique fougue qui n'appartient qu'à vous.
Les yeux de la Bohémienne s’emplirent de larmes. Elle venait de comprendre enfin que, durant toutes ces années, elle avait été bercée de vaines illusions. Si l’admiration qu’elle avait toujours portée au Voleur, et si la prétendue complicité qui les liait l’avait toujours ravie, elle réalisait enfin que cette relation n’avait été qu’à sens unique. Et le retour à la réalité n’en était que plus brutal, après toutes ces années d’attente et d’espoir. Dans un geste rageur, la jeune Voleuse serra à nouveau les poings avant de se détourner de l’homme, tentant vainement de retenir l’émotion qui faisait briller les perles salées aux coins de ses yeux. Sans doute avait-il raison. Mieux valait-il qu’elle s’en aille. De toutes manières, elle ne voulait pas qu’il ne la voie ainsi plus longtemps. Pas dans cet état. Et puis, il était sûrement tard. Très tard…
Silencieusement, Sibyl s’inclina avant de se redresser, le visage subitement livide, rabattant précipitamment ses boucles brunes derrière son oreille :
- Si c’est cela que tu souhaites… Au plaisir de te revoir Friederich… Ou non.
Puis, sans un mot de plus, la jeune femme tourna le dos et s’en alla vers la sortie, essayant de maîtriser les battements de son cœur qui battait la chamade, luttant pour ne pas éclater en sanglots et ne pas s’enfuir en courant.
[ L’on arrête ici ou tu la rattrapes et l’on continue, comme tu veux ^^ ] _________________ • Ce ne sont pas les ailes qui font l'ange... • |
|  | | Friederich Von Bronlow Lycanthrope / Roi des Voleurs

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 | Sujet: Re: Une pause peu coutumière Sam 3 Nov - 15:59 | |
| - Vous n'oseriez pas partir sans moi ?Sur un air de défi Friederich s'avança avec cette agilité déroutante reflet spécifique de sa race. Il ne voulait pas se souvenir de ce passé qui sans doute lui ôterait pas mal d'assurance. Dans sa jeunesse il avait été troublé par ces boucles brunes et ces grands yeux rieurs, ces pétales de rose formant sa bouche et ces soieries fines flottant autour de ces reins. Ce que la jeune fille ne savait pas et ne saurait jamais c'est le couteau qu'un jour son père avait mis sous la gorge du voleur pour le dissuader d'approcher trop près sa fille. Il ne s'était jamais réèllement fait au campement, il n'avait pas menti sur ce point mais les arguments de la fuite s'étaient affiné avec les menaces qui planaient sur sa tête. Sa vie aurait été bien plus facile si les pleines lunes n'existaient pas. Maintenant sa vie était éclairée par deux grands orbes orangés. - Si comme avant vous voulez qu'on aille pécher au clair de lune... Je vous remonterai de ma ligne le même poisson qu'autrefois... Vous souvenez-vous de cette carpe étrange aux écailles bleues ? Mais cette fois il sera plus gros.Dehors il faisait froid. Friederich posa sa longue veste sur les épaules de Sibyl. Il savait pertinament que les sorties nocturnes de la jeune fille étaient défendues. Si elle revenait malade il ne ferait aucun doute qu'un jour son père découvrirait ses fuites régulières. Seule la diseuse de bonne aventure naturellement le savait. Cette femme aux allures particulières avait toujours été d'une bonté débordante. Il lui avait toujours fait entière confiance. Un jour peut-être repasserait-il la voir, toutefois il ne dirait rien de ce qu'il était devenu. Naturellement, elle le savait. Friederich sortit de la ficelle de sa poche. A tout hasard il portait dans son veston pas mal de petits objets divers et variés. Chjez les gitans il avait appris que ces précautions pouvaient sauver la vie. Ce soir, il aurait de quoi fabriquer deux lignes bien que son état lui permettait de pêcher aisément à la main. Malheureusement cette technique manquait affreusement de classe. - Mais si je vous importune, ce que je peux aisément comprendre, je laisserai vos ailes se déployer et vous relâcherai.Friederich s'appuya contre l'une des colonnes de la chapelle et attendit, remettant sur ses cheveux son vieux chapeau datant d'une époque bien plus lointaine que celle connue par Sibyl elle -même. |
|  | | Sibyl Von Lilie Humaine / Gitane / La Fille du Chef, Voleuse et Rêveuse, dite Magicienne

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 | Sujet: Re: Une pause peu coutumière Sam 3 Nov - 16:38 | |
| - Tu l’as pourtant bien fait il y a quatre ans…
La voix de la Bohémienne résonna doucement dans la chapelle alors que cette dernière s’arrêtait, se retournant pour poser ses yeux bleus sur le Voleur. Suite à leur conversation, elle avait sincèrement pensé qu’il ne ferait rien pour la retenir et qu’il la laisserait partir sans rien dire, se contentant de l’observer avec sa nonchalance coutumière. Surtout après les gifles qu’elle lui avait mises. Mais apparemment, elle s’était trompée sur le compte de Friederich. Ce qui lui mettait du baume au cœur. A moins que ce dernier ne tente simplement de se rattraper et de la séduire, avant de l’abandonner à nouveau, comme il l’avait toujours fait avec ces dames. Car, après tout, n’était-elle pas devenue une femme ? Pendant toutes ces années, jamais il n’avait tenté quoi que ce soit envers elle, et même si il avait essayé, il ne serait plus là à discuter avec elle ce soir même. Car la jeune Gitane n’ignorait rien des sentiments de son père à l’égard du Lycanthrope, et elle n’osait imaginer la réaction du Chef si il avait tenté quoi que ce soit. Etait-ce pour ça qu’il était parti ? Non, sûrement pas. Il le lui avait clairement fait comprendre, elle était bien le cadet de ses soucis. Mais alors pourquoi… ?
Un frisson parcouru l’échine de Sibyl lorsque l’homme posa sa lourde veste sur ses épaules, veste dont elle serra fortement les pans entre ses mains tremblantes pour essayer de masquer son émotion suite aux paroles du Voleur. Comment l’oublier… Comment oublier ces escapades nocturnes, ces nuits où ils s’en allaient pêcher au clair de lune, sous le silence complice de la vieille diseuse ? Un soupir s’échappa des lèvres de la jeune femme aux boucles brunes, qui, doucement, secoua la tête, esquissant un léger sourire en le voyant sortir une ficelle de sa poche, ses yeux bleu marine pétillant soudainement à la lueur de la lune :
- Tu sais très bien qu’elle sera ma réponse. Répondit-elle pensivement. Mais j’ignore si cela est bien sage… Le jour va bientôt se lever, non ? Quelle heure est-il ?
Au Diable elle et sa prudence ! Elle avait attendu ce moment durant des années, et voilà qu’elle hésitait. De toutes manières, que risquait-elle ? La colère de son père ? Même si elle aimait ce dernier plus que tout au monde, et détestait se brouiller avec elle, il devait reconnaître qu’elle n’était plus une enfance, et que c’était à présent à elle seule de décider ce qui lui semblait bon de faire. Juste une nuit…
Timidement, la Gitane posa sa main sur le bras du Lycanthrope, tremblant légèrement. Etait-ce la peur ? L’angoisse, l’inquiétude ? Ou au contraire, la joie, l’émotion ? Elle-même ne le savait pas. Secouant sa tête aux boucles brunes, faisant tinter les cercles d’or qu’il lui avait offert il y a fort longtemps, Sibyl sourit tristement, avant de souffler d’un ton mélancolique :
- J’ai longtemps cru que je ne te reverrais plus jamais… Tu m’as manqué Friederich. Ajouta-t-elle en relevant légèrement le visage, posant ses yeux bleu dans ceux du Voleur. _________________ • Ce ne sont pas les ailes qui font l'ange... • |
|  | | Friederich Von Bronlow Lycanthrope / Roi des Voleurs

 Nombre de messages: 37 Age: 22 Localisation du Personnage: Là où la lune s'éveille et le soleil se meurt Race/Statut: Lycanthrope / Roi des Voleurs Camp: Insurgés Date d'inscription: 23/08/2007
 | Sujet: Re: Une pause peu coutumière Dim 4 Nov - 19:30 | |
| Friederich haussa les épaules avec amusement. - Ne soyez pas rancunière jolie dame aux boucles brunes !L'homme approcha nonchalament ses doigts fins des cheveux de la jeune fille. Ils avaient toujours cette douceur d'antant et avaient gardé ce parfum indéfinissable aux arômes vanillées. Dans sa jeunesse le voleur les respirait sans fin. La nostalgie s'installa peu à peu dans son esprit. Il sortit de la chapelle. Là, il trouva un bâton droit dénué d'écorce. Il sourit devant ce coup de pouce du destin et le leva fièrement. En canne, il irait à la perfection. Lentement il dénoua la ficelle qu'il ajusta minutieusement autour du bois. Dans sa concentration un bout de sa langue sortait de ses lèvres. Ce geste anodin avait chez lui une classe incontestable. Il avait cette allure particulière de dandy en toutes circonstances. De son couteau, dernier vestige des ses années dans les roulottes, Friederich fit des encoches dans le bois. De sa jeunesse il n'avait pas souvenir d'avoir fabriqué de cannes si belles en un temps record... Pourtant celà faisait bien longtemps qu'il n'en avait plus fait. Les jeunes filles qu'il avait fréquenté étaient bien trop ennuyeuses pour trouver la pêche interessante. Bien souvent d'ailleurs après sa rencontre elles décidaient de retrouver le couvent. Etaient-elles heureuse ? C'est ce qu'elles prétendaient. Les yeux du voleurs se perdirent autour de lui. Il venait de finir de tresser les ficelles au bout de laligne mais avait oublié un détail important: le hameçon. Il releva les yeux vers Sibyl. Elle venait de lui parler. - Je suis aussi heureux de vous retrouver demoiselle Sibyl. Il n'est pas si tard, le soleil ne se lèvera que dans quelques heures tout du moins. Nous sommes en hiver, celà nous laisse le temps.Lui, sincère ? Celà lui arrivait de temps à autre. Maintenant qu'elle était attérie en Transylvanie -et que les conséquences voudraient que jamais elle n'en reparte- il apprécierait beaucoup de passer du temps avec elle. Il savait que si son père était au courant il serait furieux. Qu'importait... Il était assez grand maintenant pour lui faire face. Il n'en avait plus peur. - Il me manque un hameçon... Vous savez où en trouver ?Pris au dépourvu l'homme avait sorti cette phrase sur un ton bas. Tout le monde murmurait que la jeune fille avait des talents de magie, était-ce vrai ? |
|  | | Sibyl Von Lilie Humaine / Gitane / La Fille du Chef, Voleuse et Rêveuse, dite Magicienne

 Nombre de messages: 41 Age: 22 Localisation du Personnage: La Chapelle Race/Statut: Humaine / La Fille du Chef, Voleuse et Rêveuse, dite Magicienne Camp: L'Humanité Date d'inscription: 20/10/2007
 | Sujet: Re: Une pause peu coutumière Dim 4 Nov - 20:23 | |
| Rancunière, elle ? Si peu… Pourtant, il y avait de quoi. Et vu ce qu’il avait fait, elle était loin de lui pardonner. L’évènement était resté gravé dans sa mémoire, et malgré toutes ces années, elle revoyait encore l’expression sur le visage de son père quand elle lui avait demandé si Friederich était réellement parti. Perdue dans ses souvenirs, elle ne vit pas le Voleur approcher ses longs doigts si habiles de sa chevelure. Et si elle l’avait remarqué, elle aurait sûrement frémit en les imaginant se perdrent dans ses boucles brunes. Mais ce ne fut pas le cas, et, quand elle entendit le pas de ce dernier résonner dans la chapelle, la jeune femme releva vivement la tête avant de le suivre de son pas aérien. Et sourit en le voyant brandir son bâton comme si il s’agissait du Saint-Graal, un sourire triomphant aux lèvres. Silencieuse, elle l’observa attentivement, tandis qu’il nouait la ficelle autour du bout de bois, un air concentré sur le visage, tirant la langue. A cette vue, la Gitane fut secouée d’un rire inaudible, même si le spectacle n’avait rien de particulièrement comique. Enfin, quoique…
Pendant quelques secondes, elle hésita à venir l’aider, mais, apparament, il se débrouillait très bien sans elle. Et puis, après tout, il était quand même le Voleur le plus habile qu’elle n’ait jamais vu. Et cela, même son père, malgré toute la méfiance dont il faisait preuve à l’égard du Lycanthrope, ne pouvait le nier. D’ailleurs, elle savait qu’il partageait son avis – leur avis à tous d’ailleurs – depuis qu’elle avait un jour surpris une conversation entre celui-ci et la Vieille Diseuse. Ce qui, en fait, ne l’avait pas vraiment surprise. Son père cachait toujours ses sentiments et ses pensées envers tout le monde, sauf avec elle. Et cela depuis la mort de sa mère. Enfin, c’était ce que l’on lui avait dit…
A nouveau, la voix du Voleur la tira de ses pensées. Et les joues de la Bohémienne s’empourprèrent brutalement. De gêne, mais aussi de joie. Lui avait-elle manqué, finalement, après toutes ces années ? Il était heureux de la revoir… Un doux sourire rêveur illumina le visage de la jeune femme, qui, sans un mot, hocha la tête à la suite des paroles de Friederich. Ce n’était pas faux. Et puis, tant pis pour sa nuit de sommeil ! De toutes manières, elle avait l’habitude de ne dormir que quelques heures par nuit. Ce n’était donc pas une veillée de plus qui allait la tuer. Ce serait simplement son père qui serait étonné, et surtout inquiet, de la voir livide avec de grandes cernes. Mais bon…
-Il me manque un hameçon... Vous savez où en trouver ?
Sibyl sursauta. Quoi ? Un hameçon ? Ah, oui. Un air malicieux sur le visage, la Gitane fouilla hâtivement les poches de sa robe, avant d’en sortir quelques bouts de métal, plus ou moins solides. Accompagnés de divers autres objets, certains très banals, comme un bout de tissu, une clef, d’autres plus étranges sur une demoiselle, comme un petit couteau, ou encore une longue épingle étincelante à la pointe acérée. Comme si la présence de tous ces instruments était tout à fait naturel, elle lui tendit les tiges métalliques avant de remettre distraitement son fatras dans ses poches. A se demander comment autant d’objets tenaient dans une robe si fine sans se voir…
- Cela vous suffira-t-il très cher ? Demanda la Voleuse avec un sourire charmant et parfaitement innocent, avant de jouer distraitement avec ses boucles brunes, ses yeux d’azur toujours posés sur le visage pâle du Lycanthrope. _________________ • Ce ne sont pas les ailes qui font l'ange... • |
|  | | Friederich Von Bronlow Lycanthrope / Roi des Voleurs

 Nombre de messages: 37 Age: 22 Localisation du Personnage: Là où la lune s'éveille et le soleil se meurt Race/Statut: Lycanthrope / Roi des Voleurs Camp: Insurgés Date d'inscription: 23/08/2007
 | Sujet: Re: Une pause peu coutumière Lun 5 Nov - 10:00 | |
| Friederich regardait les objets défilants dans les doigts de la jeune femme et fit un sourire amusé. Si elle était magicienne il ne le saurait toujours pas. Mais ce qui était sûr c'est qu'elle n'était pas peu prévoyante. Que comptait-elle faire avec une longue épingle tranchante ? Tuer un vampire ? Oh, Friederich était persuadé qu'elle ne s'entendrait que trop bien avec Erin. Elles étaient pareilles en tout point. Toutes leux deux amoureuses de la liberté elles avaient pour seule différence que Sibyl était libre, Erin était prisonnière. Un de ces soirs il se promit de les mettre en contact. Le lycanthrope sourit malicieusement à la gitane et la remercia gentillement. Des tiges métaliques tressées il fit un hameçon des plus solides. A la lueur de la lune il fit briller la pointe. On aurait juré rien qu'à sa vue qu'on pourrait facilement se trancher le doigt rien qu'en le posant dessus. Il ne restait plus qu'à espérer que les carpes soient de sortie. - Il me semble que nous avons tout maintenant ! Ne manque qu'un point d'eau...Friederich réflechit. Le seul endroit sécurisé qu'il voyait était encore la fontaine de la place. A l'intérieur il se surpris à rire. Quelle tête ferait Sibyl ! Autant riquer le pire comme ils savaient si bien le faire dans leur jeunesse et s'aventurer dans la forêt. Là se trouvait un lac des plus immenses quoique des plus macabres aussi. Quelques voyageurs écossais avaient même osé dire que le Loch Ness à côté faisait figure de pays enfantin et joyeux. Oh, ils avaient peut-être raison mais au moins dans le lac de la forêt transylvanienne il n'y a pas de légende sur un grand monstre imaginaire. Ce n'était pourtant pas parce-qu'il n'y avait pas de l"gande qu'il n'y avait pas de monstre... Friederich aurait une fois juré voir une bande de petite poissons dévorer une cigogne. On lui avait quelques jours plus tard parlé de pirhanas. Ce nom ne lui parlant aucunement il les appelait "petits poissons voraces". - Je connais un endroit. Apparement vous n'avez toujours pas peur du noir. Je vais donc vous y mener. Avec un peu de chance je vous attraperai un petit poisson vorace. Je suis sûr que dans votre vie vous n'en avez jamais vu de semblable !Dans ce cas, il faudra s'abstenir de pêcher à la main. Il ne tenait que trop à ces membres, reflet infernal de son don de chapardeur confirmé. Tout en bavardant les deux jeunes gens quittèrent la chapelle. Derrière eux les statues tombèrent et un énorme loup sortit furieux de la bâtisse. Ses grognements devraient gagner sous peu le village et coûter la vie à trois femmes et deux hommes. [je te laisse faire le premier post au lac !] |
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