Ima n'y croyait pas, il ne pensait pas qu'un jour, il pourrait l'emmener le soir et que les loups-garous n'existaient pas, ses yeux parlaient pour lui. Elle n'avait pas vu les pièces qu'il avait laissé sur le comptoir mais remarqua qu'il ne buvait pas son verre. Avec une moue sceptique, elle lui répondit :
"- Les loups ont une drôle de façon de hurler à la lune. Mais peut-être avez-vous une théorie pour expliquer les raisons qui les poussent à n'hurler que les soirs de pleine lune ?" Noura avait entendu l'aubergiste arriver bien avant qu'il n'entre dans la pièce, elle garda ses yeux fixés sur le p'tit loup jusqu'à ce qu'il la prenne dans ses bras et l'embrasse. Elle ne se débattit pas, après tout, il était gentil avec elle et des bises sur les joues ce n'était pas quelque chose de mal non ?
Tandis qu'il montrait l'animal au noble, elle remplit un verre d'alcool pour Yvan, l'alcool qu'elle savait apprécié de l'homme. La remarque ironique sur la qualité de l'animal la fit sourire discrètement alors que les autres soulards acquiesait au "compliment". Ne comprenaient-ils rien à rien ?
Dès qu'il sortit les chocolats, Ima rougit, mais très légèrement, n'avait-il pas honte de la tenter ainsi en public ? Elle avait presque envie de se jeter sur ses doigts et prendre son péché à pleine bouche mais elle savait que l'odeur du sang qui coulait dans tout le corps du proxénète réveillerait ses insctints de vampire et elle le mordrait, alors elle se contenta de le prendre dans sa main.
Elle le porta délicatement à sa bouche, non sans le remercier d'une voix chantante,et en croqua un morceau avant de le manger entièrement. Noura avait ce reflexe prit avec Sven de manger avec sensualité et elle se rendit compte qu'en mangeant le chocolat, elle n'avait pas quitté Yvan du regard.
Que devait penser le p'tit loup ? Ce n'est qu'à ce moment là qu'elle remarqua que le proxénète avait appelé le jeune noble loulou et Friedou, pensait-il comme elle, que les surnoms en oub lui allaient à merveille ?
Cette pensée la fit sourire un peu plus, elle jeta un coup d'oeil à Friederich.
Insconsciemment, elle remonta sa robe pour cacher un peu plus sa poitrine, elle avait comme l'impression que le regard de son patron la mettait à nu, c'était une sensation étrange et elle se sentait démunie dans ses moments là.
Un client venait de s'installer à côté du proxénète et lui demanda une petite réduction, elle essaya d'ignorer la peur qui l'assaillait toujours à chaque fois qu'un client potentiel parlait d'"elles" juste devant elle et ramassa le verre vide devant un autre soulard.