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 PsYcHoSe

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Erin Van Evenschlass
Reine des Vampires / Admin


Féminin
Nombre de messages: 117
Age: 21
Race/Statut: Vampire, Reine.
Camp: Les Ténèbres.
Date d'inscription: 12/08/2007

MessageSujet: PsYcHoSe   Sam 22 Déc - 11:20

Par les créateurs d'Ad Mortem, un forum spécialement sorti pour Noël...

PSYCHOSE

http://xpsychosex.forumpro.fr/index.htm



Samedi 1er janvier 2000, 8h20.

"Le bug de l'an 2000 était-il un bluff ou la triste réalité ? En tant que scientifique je n'ai pas le droit d'y croire... Et pourtant je pressens au fond de moi que quelque chose ici ne tourne pas rond. Le travail m'appelle..."

Samedi 1er janvier 2000, 19h50

"Cela va faire une heure que les techniciens tentent de déverrouiller le système de sécurité du portail entourant l'asile. Ce dernier semble ne plus répondre. J'ai tenté de joindre ma femme mais mon portable ne passe pas et la ligne fixe paraît avoir été coupée. Il est logique qu'elle vienne demain ou les jours suivants voir ce qu'il se passe. Je m'en remet à cet espoir."

Lundi 3 janvier 2000, 15h12

"Personne de l'extérieur n'est venu nous chercher. Mon téléphone n'a plus de batterie, le fixe n'est toujours pas rétabli. Depuis ce matin les patients sont plus nerveux que d'habitude. Certains poussent des cris abominables que je n'avais jamais entendus auparavant. On leur dit de garder leur calme mais c'est le personnel qui tend à le perdre. Déjà les femmes de service cherchent une solution de survie au cas où notre quarantaine s'étendrait plus que prévu."

Vendredi 8 janvier 2000, 19h48

"La Ménagère en chef vient de dérouler un plan de survie élaboré avec intelligence. L'eléctricité ne sera jamais coupée malgré quelques hésitations de la part des néons à rester allumés mais notre isolation avec l'extérieur nous prive de beaucoup de ressources. Nous devrons nous débrouiller avec ce que nous avons au centre. Heureusement que le grand Lac est empli de poissons et que le centre possède une ferme. Le fermier possède pas loin d'une cinquantaine de vaches et la coupure avec l'extérieur ne lui permettra plus de vendre ses veaux et son lait. Ainsi nous aurons de la viande et du lait en abondance. Pour nourrir toutes ces bêtes il y a le champ de blé et le champ en jachère où le foin pousse en grande quantité durant l'été. Un jardin potager immense ainsi qu'un verger peuvent nous assurer notre ration quotidienne en fruits et légumes et l'eau nous était illimitée pour le moment. La Ménagère se soucie par contre beaucoup du gazole. Toutes les voitures du personnel se trouvant dans le parking seront vidées de leur essence pour faire marcher le tracteur du fermier. Quand le tracteur n'aurait plus de quoi rouler alors il faudrait prier pour que les internés comme le personnel accepte de faire les champs à la main, comme l'on faisait un siècle auparavant. Les statistiques montrent que nous avons au minimum deux ans à survivre sans avoir recours à de telles solutions. Espérons que d'ici là nous aurons retrouvé nos maisons... Je n'ai toujours pas de nouvelle de ma femme... Et Jenna, ma petite fille, qu'est-elle donc devenue ?"

Dimanche 10 janvier 2000, 2h05

"Cette nuit il nous est impossible de fermer l'oeil. Les patients ont décidé de hurler à la mort, c'est insupportable. J'entends les infirmiers passant à la hâte en tentant de les faire taire et soudain mes yeux se sont grand ouvert. La Ménagère ne nous a pas parlé de l'apport des médicaments dans le centre !"

Dimanche 10 janvier 2000, 13h47

"Je m'entretiens avec deux autres Dr, l'un d'eux a une formation importante dans la composition des biomolécules. L'on a ouvert la salle de recherches et prit chaque bocal de médicament pour les étudier. Même si pour certains la duplication des molécules semble difficile pour recréer à l'infini des gélules certains autres semblent bien plus faciles. La morphine ne sera plus un problème. Sans l'apport des médicaments c'est la mort assuré pour chacun d'entre nous dans l'asile... A moins que nous tuâmes les patients..."

Dimanche 24 janvier 2000, 15h23

"Le branchement internet a enfin marché sur l'un des ordinateurs de l'asile, du moins juste durant quelques minutes, juste assez suffisant pour lire un mail du Gouvernement. L'on nous a bien précisé en riant que le bug de l'an 2000 n'avait pas eu lieu mais que celui du centre si. Au début nous nous sommes posé pas mal de question mais nous avons bien fini par comprendre notre triste réalité. Plus personne ne voulait entendre parler de l'asile à cause d'intrigues survenues par le passé. Il est vrai que nous avons ici des cas compliqués de tueurs multirécidivistes hautement dangereux... Mais pourquoi nous avoir enfermé avec eux ? Et d'ailleurs pourquoi aussi les enfermer ? Ne sont-ils pas bien cadrés ? Une infirmière nous a dit avec horreur qu'on faisait partie d'une expérience fatale: les chercheurs veulent savoir si la folie ou la raison gagnaient l'encéphale humain. Pour elle on ne le saura jamais. Elle s'est fait seule une piqûre à vide. Mais combien de temps durera cette funeste expérience ? Qui, de nous ou d'eux, est en train de perdre la raison ? Je pense une fois de plus à ma fille... Ils doivent sans doute croire que j'étais mort... L'Etat dans cette histoire n'est que le vil manipulateur. Jamais je n'aurais dû accepter en ayant ce foutu diplôme de medecine de me mettre dans un établissement public... Les Chiens !"

Mercredi 27 janvier 2000, 5h39

"Cette histoire est très touchante, Docteur ! Malheureusement vous en savez trop sur cette affaire... Il est donc de mon devoir de vous exterminer... Vous êtes le premier, mais aucunement le dernier... Ce stylo plume coincé dans votre gorge vous va décidément à ravir !

N.B"

Ces écrits enfermés dans un tiroir ne reverront jamais le jour... Une seule personne en a possession... Et nul ne connait la réalité.
_________________

Comme indiqué dans l'histoire l'asile est abandonné depuis dix ans. Personne n'y est ni entré, ni sorti. Il est donc logique d'accorder l'âge des personnages en fonction de cette "contrainte". Aussi je ne veux pas voir de personnes ayant vingt ans (mis à part des malades qui auraient pu être internés depuis leur plus jeune âge ou les personnages nées dans l'asile. Dans ce dernier cas vous devez demander la permission à d'autres membres déjà sur le forum d'être leur enfant et vous devez avoir au maximum dix années !)




Je ne veux pas voir de psychiatre de moins de 45 ans. N'oubliez pas de compter les années d'étude et les dix ans d'isolement !


Les infirmiers doivent avoir au minimum trente ans, tout comme le reste du personnel de l'asile.




De plus, l'asile n'a à apporter que des produits de la ferme. Je ne veux pas voir un résident dre qu'il sort un paquet de Chips ou une barre Snickers !


Pour les clopes, si vous fumez, allez voir le fermier... Et arrangez-vous avec lui !









Nous sommes en 2010, janvier.
Celà fait dix ans maintenant que l'asile est abandonné.
C'est est un endroit aux allures insalubres. Sur les murs la peinture commence à d'effriter et de la moisissure a apparu ci et là. Les néons grésillent avec violence jetant sur les murs pisseux leur lumière hésitante. Les patients errent à leur grès dans les couloirs quand ils ont la chance de ne pas être attaché dans une chambre capitonnée où les capitons épuisés ne semblent plus d'ailleurs les protéger des chocs. Les patients réflechissent eux-même généralement à plusieurs fois avant d'aller uriner dans les waters et leur préfèrent le plus souvent le mur en béton de dehors. C'est un ancien reste d'une ruine dont personne ne se souvient mais qui est couvert d'urine et de graffitis divers. L'endroit est envahi par les mouches.
A l'intérieur de l'asile les chausses se collent au carrelage. Des canalisations coule un liquide gluant et légèrement verdâtre. Beaucoup pensent à de l'eau sale mêlée à des algues parasites. Si les pieds collent toujours les usagers à la longue ne semblent plus s'en rendre compte.

En l'espace de dix ans d'abandon on a l'impression que les lieux ont régressé. On jugerait se trouver dans d'anciens locaux d'après la seconde guerre mondiale qu'on aurait maladroitement tenté de rafistoler au goût du jour. L'idée au fond n'est pas fausse... Mais les locaux ne sont-ils pas isolés depuis seulement dix années ?

Une odeur nauséabonde de médicament et de saleté se mélangent dans l'atmosphère. Pour un inconnu l'ambiance des lieux aurait été insupportable.
Au loin on entend toujours un patient hurler. Le bruit du quotidient... Plus personne ne semble vraiment s'en soucier.
La nourriture cuite difficilement dans de grandes casseroles noires et brulées a un goût amer

Dans le ciel le soleil ne luit jamais ce qui donne à l'asile un environnement austère, mystérieux et très inquiétant.
L'été l'atmosphère est chaud et la pluie est rare. Il pleut souvent en automne mais il ne neige jamais en hiver. Au printemps le temps est doux mais il y a inexistence d'oiseaux. Malgré celà les champs du fermier produisent toujours de quoi nourrir chacun. Il semblerait même que bizarrement il arrive à se procurer assez de gazole pour faire marcher son tracteur depuis dix longues années...

Toutefois, dans cet univers terne et peu joyeux, certains internés ont décidé de mettre un peu de leur joie de vivre en fabriquant avec des matériaux divers des oeuvres d'art de leur composition.

Ainsi nous avons dans les douches...



Ce que tout le monde appelle "Douche acide".

Plus loin se trouve une copie d'un tableau bien célèbre... Mais en dix ans chacun a oublié le titre et même l'artiste... Comme si le Cri d'Edvard Munch faisait maintenant partie d'un monde qui ne serait plus rattaché à l'asile.

Sur l'oeuvre un patient au marqueur a inscrit des mots violents...

Une invitation pour chacun...

Oui, une invitation...

A la Folie...



Toutes les Oeuvres sont signées "Le Meneur".

La dernière en date se nomme "Ce que j'ai pu trouver d'interessant en Isabelle" et est posée sur l'étagère de la cuisine.



Un asile, dix ans d'isolation... Une bataille sans fin s'installe dans les esprits de tous.


Les patients n'ont pas remarqué le moindre changement. Comme à leur habitude ils tentent de nuire au personnel soignant en inventant pour eux les pires méchancetés possibles.

Le personnel soignant lutte sans fin dans un bras de fer infernal pour ne pas tomber dans la folie.

Cependant il semblerait que personne ne soit à l'abri de voir s'assombrir son esprit.

Ils sont déjà trop à être passé de l'autre côté.

Luttez pour ne pas vous faire emporter par les patients dans le tourbillon infini de leurs pensées tourmentez...

Faites cesser, gentils patients, ce chimérique empire que sur vous se fait le personnel...

Faites les choir...

Et incitez-les à la mort.

_________________
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