Nom : Van Henbeck
Prénom : Malloria
Surnom(s) : L'illusionniste ou " la sans voix"
Âge :- apparent : la trentaine
- réel : pas plus de cinquante ans
Sexe : Malloria est une femme
Race : Sorcière [Illusionniste]
Blason, couleurs, emblème : La carpe bleue
Physique : Ciel, quel grand nez ! Quels petits yeux infiniment petits ! Quel petite chose ! Que ses jambes sont courtes ! Mais combien au juste peut-elle mesurer ? Oh, pas le mètre cinquante dans tous les cas ! Dans une soirée elle attire les regards par son manque de charme et même s'il faut bien avouer qu'elle a des goûts uniques et charmants au niveau vêstimentaire les mauvaises langues ne cesseront jamais d'appuyer sur le fait que rien n'y changera. Elle était née sans charme, elle mourra parreillement. Comme il se devait à l'époque la jeune femme revêtait une peau blanche, presque transparente. Il faut dire aussi qu'elle se met dessus chaque jour une quantité impressionnante de poudre blafarde. Non, vraiment on ne peut pas dire que Malloria ait de quoi plaire. L'illusionniste est d'une maigreur effarante, et elle en joue. Elle serre à outrance un corset que beaucoup même minces ne pourraient même enfiler et elle laissait sur le côté sa robe fendue histoire qu'en passant l'on puisse parfois découvrir l'ampleur miséreuse de sa situation: une peau recouvrant simplement un fémur. Oh, si on ne puis parler d'élégance dans sa manière de porter tel oeuvre de haute couture l'on peut au moins noter le raffinement de ses bas. Ils sont fins, sexy, et possèdent un noeud à la dernière mode tout de velours bleu brodé. Malloria en fait sa plus grande fierté. Un beau soir alors qu'elle tentait de pécher un poisson dans la fontaine sur la place du village elle aperçu une magnifique femme qui certes avait une grande taille mais ayant l'habitude d'être minuscule Malloria ne retint pas ce détail... Non ! La grande rousse était... ROUSSE ! Elle devrait plus tard apprendre que cette grande dame répondait au nom d'Ylania. Cette couleur était captivante, impressionnante et afin d'être davantage vue l'Illusionniste décida de se teindre à l'aide d'argile ses cheveux à l'origine si blonds. Le résultat donna du rouge mais qu'importe... On la voyait, c'est ce qui comptait.
Ainsi s'esquisse le tableau de la servante de Ruth. Elle n'entâche Ô aucunement sur sa maîtresse... Bien qu'elle risque à la longue d'attirer sur elle une attention des plus moqueuses.
Psychologie : Quelle sotte fille que voilà ! Si elle avait eu le malheur d'avoir encore la faculté de parler elle aurait depuis longtemps attiré de tous les foudres. L'on ne peut pas dire qu'elle ait déjà eu grand esprit mais elle est plaisante par les sourires qu'elle arbore toujours sur ses lèvres. Pourquoi ce sourire ? Hé bien elle ne sait que répondre aux questions subtiles et intelligentes et si tout le monde pense que son silence et ses sourires sont le résultat d'un esprit incroyablement vif et tactique d'autres comprennent de suite qu'ils ont affaire à un être dénué d'intelligence. Malloria n'est pas une lumière et le sait. Elle ne s'en trouve pas plus dérangée que celà puisque de toute façon elle ne doit pas se rendre compte elle-même de sa bêtise. L'on peut toutefois dire que Malloria est l'une des figures les plus attachantes de toute la Transylvanie. Son ingénuosité fait d'elle la confidente idéale aussi bien que son handicap et elle attire sans peine la confiance de beaucoup. Au fond, ils n'ont pas tort de se confier à elle, autant le faire à une poule ! Elle vous regardera en penchant la tête sans quitter son sourire et avec de gros yeux ronds. Elle peut entendre les pires choses sans toutefois les répéter. Elle ne peut faire comprendre au monde que les paroles les plus simples en les mimant. Aucun son ne sort plus de sa gorge, elle ne peut pas même exprimer sa joie, sa douleur, sa peur par un cri. Toutefois certains vicieux affirment qu'elle a des talents cachés sous sa toilette. A ces paroles Malloria ne pourra que rougir mais n'aura pas le pouvoir de se défendre. Au fond, malgré ses sourires, la jeune femme est triste, malheureuse et cherche sans cesse quelqu'un qui pourrait la comprendre...
Mais qui donc aurait assez de coeur pour s'arrêter sur son chemin et faire le moindre effort ? Personne assurément, pas même le personnel de l'église... Ils la brûleraient plutôt.
Laissez-la errer, laissez la surchauffer, mais n'ignorez pas qu'un coeur débordé peut être le pire de prédateurs...
Arme(s) : Quelques birbes de magie qu'elle n'utilise que très peu.
Signe particulier : Est muette depuis 25 ans.
Ce que vous avez sur vous : Malloria est fascinée par les grandes et belles toilettes. Elle en use dès qu'elle en a l'occasion et accompagne gants, bijoux, chausses, sac et coiffe à la robe. Les assortiments de couleurs et de tons elle les maîtrise à merveille et elle privilégie les matières douces et fluides. Ainsi la verrons nous souvent vêtue de soie ou de velours. Si elle devrait sur elle garder un objet ce serait une broche en forme de carpe se confondant parmis les plis de ses décolletés.
Ce que vous savez des autres personnages : -Est la servante de Ruth de Lacroix
-N'a pas la chance de connaître qui que ce soit en Transylvanie.
-Est fascinée par Ylania Von Holleinstein Bifield
Histoire :Il y a cinquante ans en Transylvanie. Urbain et Ursula (nés tous deux vous l'aurez deviné l'année des U) mirent au monde Malloria (née elle l'année des M). Les parents étaient de sottes gens sans éducation qui s'affairaient plutôt à la culture de la terre. Ils possédaient quelques vaches et peu d'hectares mais celà suffisait à vivre et à donner quelques pièces le dimanche à la messe. Malloria grandit au milieu des poules et des cochons sans même apprendre la lecture, l'écriture ou l'algèbre. Personne ne se souciait alors de l'éducation des enfants en ce temps là sauf le prêtre qui, soucieux de la quête du dimanche voulait que les enfants aient un enseignement religieux important, assez toutefois pour qu'ils aient peur du diable et aillent à la messe afin de sauver leur âme. Malloria n'échappa certainement pas au cathéchisme et elle était même heureuse d'aller à l'église. Là au moins il y avait un poêle pour se chauffer et d'autres enfants à qui parler. Chez elle elle ne recevait que des ordres... "Vlà la p'tite ! Bé va traite l'vache !". Oh, la pauvre supportait bien cette situation lorsqu'elle était petite mais plus le temps passait et plus elle rêvait d'évasion, d'autre vie... loin de ses parents et surtout du prêtre qui s'enfermait régulièrement avec elle dans le confessionnal et tout en passant la langue de partout sur ses seins criait entre les murs par échos "Vas-tu te confesser, chienne ?" Elle disait que la religion c'était au fond un peu violent, que la maison aussi. Quand elle était petite un docteur était venu la voir car elle avait les membres gelés et en guise de réponse il avait à ses parents répondu "Vous avez là une petite atteinte de crétinisme, maladie génitique se répendant de générations en générations. Le froid n'est dû qu'au temps, nous sommes en hiver". Malloria en déduit que l'hiver n'était pas bon pour la santé et que ce n'était pas elle qu'il fallait soigner mais la saison. Un autre jour une diseuse de bonne aventure passant avec les gitans lui annonça que sa vie prendrait un tournant important. Malloria pensa que la bonne femme avait un noeud au cerveau et se demanda comment l'aider. Ne disant rien à personne et étant entourée de crétins fini Malloria n'avait jamais eu l'occasion d'affiner son petit esprit et quand elle fut en âge de se marier elle faisait fuir jusqu'au plus humble porcher de la ferme voisine. "C'as qu'elle est bonne la p'tite Malloria mais c'as qu'elle plus bédiguasse qu'mes porcs !" La jeune femme n'en était pas plus malheureuse que celà. Oui, elle était gentille mais c'était bien la seule chose qu'on demandait alors à une femme à marier. Oh, elle lui aurait bien fait le ménage, la cuisine et la prière chaque jour mais il lui préféra la mendiante du coin de la rue. Cette crasseuse avait mendié dans tous les pays, savait beaucoup de langues et connaissait beaucoup de coutumes étrangères. Malloria avait bien ri dans son dos. Qu'est-ce qu'un porcher pouvait bien avoir à faire de l'intelligence ? Elle se dit tout simplement qu'il était amoureux de la crasse et qu'il faudrait bien entendu le soigner. Oh, elle en avait bien des dessins ! Mais comment soigner l'hiver qui était une saison, les noeuds des cervaux et le porcher aimant la crasse ? Elle alla un soir poser la question à une dame toute de noir vêtue qui terrorisait tout le monde. Bien sûr Malloria était bien trop bête pour avoir peur mais toutefois assez intelligente pour comprendre que cette dame était bien la seule qui pourrait l'aider puisqu'on disait d'elle qu'elle était une sorcière. La Dame en Noir la regarda de ses yeux noirs et lui sourit de toutes ses dents noires. Malloria fut bien soulagée que les gens l'appelaient la dame en noir parce-qu'elle était physiquement noire, même ses ongles étaient noirs mais elle ne comprenait pas que sa peau ne soit que grise claire. Oh, la solution que lui donna la Dame en noir parut bien simple: il suffisait à la jeune femme de donner son âme au diable. Malloria trouva celà ingénieux: si elle appartenait au diable elle n'aurait plus à le craindre ! Elle accepta assurément et attendit chez elle que la nuit tombe. La dame en noir voulait que le rituel se passe à minuit. Pleine d'enthousiasme la jeune fille parla à ses parents qu'elle avait trouvé le moyen de ne plus craindre le diable mais devant les protestations, les coups de ceinture de son père, les larmes et les prières de sa mère elle décida de ne pas en dire plus et partit sur la pointe des pieds dans la nuit en profitant que les ronflements de son père cachent les crissements du sol sous ses pieds. "Tu ne t'es pas découragée, je suis fière de toi !" La confiance de Malloria envers la sorcière s'accentua car c'était bien la première fois qu'on lui disait qu'on était fier d'elle. Sans se méfier elle suivit à la lettre la recette de la Dame en Noir sans toutefois y croire vraiment. Tout ce dont elle se souvint c'est qu'elle avait diantrement bien dormi et pourtant elle n'avait pas auparavant bu la moindre goutte de vin. En soi, rien n'avait vraiment changé dans son être mais elle ne possédait plus son âme. N'étant pas très intelligente celà ne la géna pas le moins du monde et elle rentra à l'aube dans la ferme comme si de rien n'était prétextant qu'elle avait dormi à l'étable car une vache avait vêlé. Il n'y avait pas de nouveau veau le matin mais les paysans ne s'arrêtèrent pas à ce détail. "L'aura sûr'ment trouvé l'galant la Malloria !" La rumeur se répandit tout autour du fermange et plus loin encore. Beaucoup en rirent, d'autres le crurent pas. Ce qui fut toutefois vrai ce fut qu'un beau matin l'on ne trouva plus Malloria nul part. Personne dans le fermage et les alentours ne devraient plus la voir. La jeune fille disparut ainsi à l'âge de vingt cinq années.
Elle s'était seule échappée dans la nature pour explorer le monde. D'un coup de doigt elle pouvait faire apparaître chaumière pour la nuit ou festin pour la panse. Chemin faisant elle trouva un vieillard qui la regarda de son oeil unique. L'homme n'était pas beau et Malloria pointa un doigt moqueur sur sa personne. "Vlà un laid homme ! Hahaha !" Le vieillard ne se fâcha point et continua à considérer la jeune femme. "Voici une bien sotte jeune fille" lui répondit-il en ricanant. Malloria se fâcha et pesta contre son interlocuteur. Quand elle voulu lui jeter un sort elle se trouva surprise. Ses pouvoirs n'avaient sur lui aucun effet. Le vieillard sourit et soupira. "Ce n'est pas ce qui se trouve à l'extérieur qui compte, Malloria, mais ce que nous possédons dans nos pouvoirs intérieurs !" La jeune fille se mit à pouffer, il avait deviné son nom mais ce détail ne l'interloqua aucunement et ce sont les joues rouges et les larmes aux yeux qu'elle ajouta: "Wha lui ! S'prend pour quoi ? Chuis une sorcière, moi, m'sieur ! Parfaitement ! Et si j'tais vous j'ferais pas d'morale !" Le vieillard soupira. Voir une sorcière aussi sotte était bien là une insulte à la race et en bon sorcier expérimenté qu'il était décida de la punir. Il ne voulut pas la tuer -bien que c'aurait été une bonne solution- mais la rendit muette pour l'éternité. Heureux de lui il se retira sur le champ en se donnant bonne conscience. Si la jeune sorcière était sotte au moins elle n'ennuierai personne avec ses bêtises. La nuit fut fatale au vieillard qui sauvagement fut assassiné dans son sommeil. Malloria rongée par la vengeance le tua d'un coup de poignard dans le dos. Depuis elle n'est plus qu'un fragment fragile de la sorcellerie, une Illusionniste. La transformation ne l'interloqua pas plus que celà et elle continua son chemin vers l'inconnu en dansant comme à son habitude. Celà dura bien vingt cinq années durant lesquelles elle rencontra beaucoup de monde sans leur parler. Personne ne la comprenait et quelques uns la surprenant dans quelques sortilèges avaient longtemps couru après Malloria pour la mettre comme il se devait au bûcher. Oh, ses fesses étaient douloureuses à force de coups de fourche mais qu'importe ! Elle n'avait maintenant plus besoin de medecine humaine. Elle ne tarda pas à entrer dans un village des plus sombres qui assurément lui donnait une chair de poule impressionnante. Là elle sentit l'aura d'autres sorciers et heureuse suivit leur odeur comme un chien et se trouva devant un grand palais. Son regard émerveillé suffit à faire ouvrir les portes et elle glissa sur les escaliers, tomba lourdement et se trouva à quatre pattes devant des pieds chaussés richements. Ce n'était autre que Ruth de Lacroix qui surprise et enchantée de voir une personne apparement si soumise fit d'elle sa servante. Malloria se fit bien à sa situation car enfin elle avait droit à de beaux atours richement brodés. Elle n'avait jamais réussi à faire apparaître de belles toilettes mais toujours des croûtes que même la paysanne du coin refuserait de mettre. A chaque bonne action faite pour sa maîtresse Malloria se voyait remettre une splendide toilette dans ses matières favorites: soie et velours. La petite femme se trouvait tout de même trop discrète. Il était dans le palais de ravissantes personnes qui attiraient de suite l'oeil. Ce qu'il fallait à Malloria ? Quelque chose qui dénote. Elle trouva la solution à son problème au bord de la fontaine du village.
Il était un vampire qui se promenait dans les environs, une femme d'une grandeur et d'une classe hors du commun ormis le fait qu'elle avait toujours à la main la bouteille. Elle avait des cheveux flamboyants et, jalouse, la petite femme voulut aussi devenir rousse. L'argile les fit devenir rouge mais qu'importe. On la voyait. Toutefois elle se trouvait déçue de ne pas ressembler à ce vampire alcoolique, à Ylania Von Holleinstein Bifield. Elle l'admire, s'efforce de lui ressembler et pour celà elle envisage de la tuer afin de se servir de ses gènes...
Devant chacun la servante de Ruth revêt des sourires béats d'imbécilité et s'efforce de plaire aux amis de sa maîtresse. Elle aide la sorcière du mieux qu'elle le peut sans toutefois comprendre toujours pourquoi on lui demande de nuire à Aleksandre et Erin. Elle obéit pour avoir des toilettes mais préférerait et de loin partir loin pour découvrir le Monde.
L'histoire de Malloria voit son encre suspendue. Quelle sera sa pauvre destinée ?
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Je te donne la grâce, mon enfant, pour les bonnes actions que tu seras un jour mené de faire.