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 Aleksandre van Evenschlass, votre maître [admin]

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Sasha Van Evenschlass
Roi des Vampires / Initié à la Secte du Soleil


Masculin
Nombre de messages: 93
Age: 23
Localisation du Personnage: Place du Village
Race/Statut: Vampire/Roi
Camp: ... Ceci est une question dénuée d'intérêt.
Date d'inscription: 16/08/2007

MessageSujet: Aleksandre van Evenschlass, votre maître [admin]   Jeu 16 Aoû - 18:43

Nom : Van Evenschlass
Prénom : Aleksandre
Surnom(s) : Sasha, encore plus familièrement Sashenka. Seuls ses amis ont le droit de l'appeler Sasha, son épouse également mais elle ne se prête guère à ce jeu. Quant à l'appelation Sashenka, elle n'est utilisée que par Nikita. Les autres le nomment Maître, Majesté ou Van Evenschlass dans le cas de ses ennemis.
Âge :
- de transformation (pour les vampires, lycanthropes et dérivés) : trente ans
- apparent : selon la fatigue, la tension, l'énervement, ses traits oscillent entre trente et quarante ans.
- réel : Six siècles
Sexe : j'adore Homme
Race : Vampire
Rang : Maître de toutes les créatures - Initié des Enfants du Soleil
Blason, couleurs, emblème : Sa couleur est le noir, son emblème le
corbeau, son blason représente un lion rampant or sur fond de gueule.

Physique :
Si la grandeur et la beauté ont un jour été placées en un homme, ce fut Aleksandre van Evenschlass. D'une grâce infinie et emplie de majesté, ses gestes sont délicats, rapides et totalement imprévisibles. Ses attitudes, sa prestance naturelle et son charme font de lui un homme aimé des femmes, envié des hommes et respecté de chacun. De haute stature, il est fait à la perfection. Sous sa minceur délicate se dessine une musculature légère, très élégante, et ses longues jambes puissantes sont celles d'un escrimeur remarquable.
Son visage ne détonne pas sur le reste de son être. Sa beauté éblouit, le dessin de ses traits frôle la perfection. Dans la pâleur lactescente de sa peau satinée, les lèvres au tracé sensuel ressortent d'un rose noble. Aucune ride ne semble marquer sa figure lorsqu'il a bu tout son soûl et que la lune l'éclaire, cependant parfois la fatigue, la tension et la faim inscrivent sur son visage quelques marques de vieillesse, qui ne font que renforcer étrangement sa beauté et son élégance. Il paraît alors encore plus majestueux.
Encadrant son nez fin et droit, ses yeux sont les deux plus beaux joyaux qu'il peut arborer. A première vue, ils sont d'un noir profond, cependant à y bien regarder, on y voit mille nuances de bleu et d'argent. Deux saphirs profonds qui prennent, lorsque la colère l'envahit, une teinte sanglante proprement terrifiante pour qui ne comprend pas le monde vampirique. Il aime à donner à ses prunelles mille expressions. De longs cils noirs frangent ce regard magnifique surmonté d'un front noble et lisse.
Une cascade de cheveux noirs tombe sur ses épaules, auréolant son visage de ténèbres aux reflets d'étoiles. Il est beau, il le sait, et il en jouera jusqu'au bout pour vous faire sombrer.
Psychologie :
Sasha est un diamant. Un diamant à multiples facettes, plus ou moins marquées. Il est Van Evenschlass, Aleksandre et Sasha, trois êtres à la fois, trois parts d'un même caractère ambigu.
Van Evenschlass... le sardonique, le sarcastique roi, si imposant et si irritable. On ne peut le contredire, il force le respect de par sa grandeur et sa beauté. Il a un humour moqueur et malfaisant, jamais un mot gentil ne franchit la barrière de ses lèvres, d'ailleurs il ne sait pas s'excuser. Son charme tient à son extrême cynisme et ses mots si désagréables peuvent cependant séduire. Il est séduisant jusqu'au bout, dominateur et sardonique certes, mais irrésistible.
Aleksandre... le joyeux, le volage amant et ami, si insouciant et si malicieux. Il a alors des airs juvéniles et sympathiques. Il rit de tout et est lui-même prêt aux moindres farces pour déclencher les rires. Il se montre extrêmement rarement sous cet angle et uniquement avec des proches, très proches. Il redevient l'adolescent coureur de jupons et facétieux. Avec Arseni, il est vraiment capable de tout.
Sasha... le triste, le taciturne homme, si mélancolique et si torturé. Cette dernière personnalité est sans doute la plus proche de ce qu'il est vraiment. Le poids du regret et de la culpabilité affaisse ses épaules et dessine sur son visage un masque de douleur. Solitaire, renfermé, il parle peu et sur un ton tantôt tranchant, tantôt rêveur. Il s'emporte dans de violentes colères sans raisons et ses seuls compagnons deviennent les animaux, qu'il comprend et qu'il aime plus que les humains et les vampires.
Une intelligence incroyable enfermée dans un corps ne peut que souffrir. Il s'impose des masques qui ne sont pas lui, jouant sur la sensualité, sur la haine, sur le sarcasme, sur la farce, sur le charme, sur la peur et la douleur. Mais qui est-il au fond ? Qui saura jamais percer cette carapace dont il n'a même plus conscience lui-même ?

Arme(s) : Il possède une épée de Tolède à la remarquable facture. De plus, dans la salle d'armes du château se trouve une collection de mousquets, pistolets, rapières et poignards lui appartenant.
Signe particulier : il semble avoir le pouvoir de lire dans les pensées.
Ce que vous avez sur vous : Il est toujours vêtu de tissus précieux, toujours noirs - à l'exception des grandes occasions durant lesquelles il se vêtit d'un écarlate majestueux. Il a toujours sur lui une chevalière frappée d'un soleil, emblème des Enfants du Soleil, ainsi qu'un médaillon en forme de Soleil incrusté d'une sorte de citrine.
Ce que vous savez des autres personnages :
--> Erin : son épouse... s'il dit la mépriser, il semble toutefois l'apprécier plus qu'il ne veut bien le croire.
--> Arseni : son meilleur ami... ou plus ?
--> Nikita : il le craint et ressent envers lui une certaine culpabilité.
--> Rosana : elle le comprend mieux que personne.
--> Vianislas : ce misérable avorton ! Il le déteste.
--> Ewa : sa soeur. A quoi la solitude l'a-t-elle poussé ? Il s'éloigne de plus en plus d'elle, ce qu'elle ne supporte pas.

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Je vous embrasse, je vous brûle, je vous glace...


Dernière édition par le Dim 21 Oct - 15:34, édité 5 fois
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Sasha Van Evenschlass
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MessageSujet: Re: Aleksandre van Evenschlass, votre maître [admin]   Jeu 16 Aoû - 18:57

Histoire :

« Le Moyen-Âge fut une période de troubles et de fanatisme religieux, mais la période n’est pas aussi noire que certains auteurs tendent à le laisser croire. Le temps des Croisades, de l’Inquisition, la naissance des Templiers et leur exécution par Philippe le Bel, tout ceci vous sera conté. Dans les romans de chevalerie, l’on narre de preux soldats en armure, tous beaux, tous parfaits… l’on décrit une noblesse élégante et supérieure et des gueux sans le sou et pourtant souriants. Moi, je puis vous jurer qu’il n’en est rien.
« La noblesse, je l’ai côtoyée dès mon enfance. Je vivais en France alors, et j’avais nom un patronyme Franc qui a quitté ma mémoire… mon prénom était Alexandre, « défense de l’humanité » en langue grecque – voyez-y toute l’ironie que vous voudrez. Mon père était comte en le Pays d’Oc, vassal du Roy seul. Ainsi, j’ai goûté la puissance dans ma prime jeunesse, et j’y ai pris goût. Mon éducation me fut faite par une religieuse, qui avait à mon goût trop d’insistance au sujet de Dieu et du Christ. Il m’est arrivé un jour d’avoir avec elle une algarade à ce propos… je lui rappelai qu’elle était censée m’éduquer, et non m’asservir à son Dieu.
« Mes parents, je ne les voyais que peu. A dire vrai, j’étais pour eux l’un des éléments du mobilier, je n’étais que celui qui transmettrait le nom. Ma mère m’aimait, et je le savais, cependant mon père l’empêchait de me voir. Elle était une allemande nommée Svetlana van Evenschlass, elle avait épousé mon père pour… dans un souci d’alliance. Il avait par conséquent de nombreuses maîtresses, que je trouvais d’une épouvantable laideur… je préférais la grâce de ma mère et sa beauté pure.
« Fréquemment, en notre castel, des fêtes étaient données. Le luxe, mon père aimait l’étaler, et bien vite je pris cette habitude à mon tour. Quand je jugeai ne plus avoir besoin de la religieuse qui m’éduquait, je la congédiai sans plus de cérémonie. J’avais alors seize ans, ce qui était un âge déjà avancé à l’époque… Nous étions entrés dans le XIIème siècle, les Croisades allaient débuter, de même que l’hérésie cathare. Je savais mon père féru de ces choses, car bien que peu amateur de Dieu, il estimait que cela augmenterait sa puissance de s’approcher d’un démiurge par la pureté et lorsqu’il m’instruisit de sa religion, je ne pus que l’admirer. Il parlait de ces choses qui jamais ne m’avaient intéressé de manière si emphatique que je me laissai séduire et à mon tour, je devins un Albigeois…
« Nous n’étions certes pas aimés, nous autres cathares. Le pape et le Roy ignoraient l’appartenance de mon père à cette hérésie – il prétextait des soucis d’argent ou une charité absolue lorsqu’il se débarrassait de ses meubles élégants –, mais luttaient contre les « parfaits » du Sud-Ouest, où nous vivions. Nous existions à présent dans la crainte du futur, espérant que la nescience des oppresseurs continuerait longtemps. Nous ne devions pas être découverts, car alors, ce serait la fin pour nous. Je ne voulais pas voir ma mère mourir.
« J’aimais, bien sûr, mais… enfin, peu importe. Les femmes, elles m’intéressaient, mais jamais aucune d’entre elle ne sut gagner mon cœur. Aucune, sauf Mahaut. Mahaut la Pure, Mahaut la Douce, Mahaut la Sœur du couvent le plus proche. Nièce de la Mère Supérieure, elle vivait recluse. J’eus l’occasion de la croiser en allant pour mon père quérir des herbes au potager du couvent, et je croisai alors son regard enchanteur. Ses prunelles étrangement améthyste me séduisirent immédiatement. Elle détourna le regard et s’enfonça dans l’ombre du couvent, mais son image resta gravée en moi.
« Discrètement, j’interrogeai la Mère Supérieure sur son compte. Mes talents de manipulateur n’étaient alors plus à prouver et elle me donna toutes les informations dont j’avais besoin. Mahaut Delaunay était la fille du frère de Mère Marie-Athénaïs, promise à un brillant avenir religieux. C’était une jeune fille douce et intelligente mais très peureuse, qui craignait les hommes plus que tout. Décidée et destinée à prendre la place de sa tante à la mort de celle-ci, elle avait fait vœu de chasteté et de silence. Pensez-vous que cela m’aurait découragé ? Certes non, j’avais l’habitude d’obtenir tous les objets de mon désir, et si cette demoiselle se refusait à mon être, je la forcerai. En mon esprit, c’était d’une grande simplicité. Jeune chiot fougueux que j'étais...
« J’eus l’occasion de lui parler. Oh, elle s’était murée dans ce vœu de silence qu’elle avait fait, et je ne pus lui arracher une parole, cependant je m’arrangeai pour dire les mots qui la séduiraient, et je savais parfaitement en la quittant qu’elle était sous le charme. Ce n’était plus qu’une question de temps avant qu’elle ne rompe ses vœux pour ma personne… l’épouser ? J’avoue y avoir songé. N’était-elle pas… l’enchanteresse de mes songes ?
« Elle tardait cependant. Oh, cela m’attristait mais ne m’empêchait pas de vivre. Je fis de nombreuses conquêtes, j’appris toujours plus à ma manière. J’étais féru d’art, et lorsque mes géniteurs se rendaient à des réceptions de la noblesse, je rejoignais un certain cercle d’artistes que je côtoyais. Nous parlions longuement, quelques fois nous jouions. Mon père n’approuvait pas, car certains de mes amis n’étaient pas de haute caste. Je m’en moquais.
« Mahaut finit par succomber à mes avances. Elle brisa son vœu –au grand dam de sa tante- et vint me trouver. Notre relation resta chaste deux journées. Après, elle mourut d’une étrange maladie… elle avait perdu une grande partie de son sang, et était très pâle. Sur son lit de mort, elle me dit qu’elle m’aimait, et que je devais faire attention à mon père. J’en conclus qu’il l’avait tuée, et animé d’une folle rage envers lui, je le vins trouver.
« Nous eûmes une longue explication, durant laquelle il m’apprit qu’il était le roi de la caste vampirique et qu’il… enfin cela ne vous regarde pas. Arseni, mon ami d'enfance avec qui j'avais grandi avant qu'il ne prît la fuite - ayant été l'amant de ma mère -, le savait... Il ne désirait pas que je me mariasse, et surtout pas avec une femme élevée dans l’amour de Dieu. Je ne compris pas, n’était-il pas cathare ? Il me donna une raison à cela que je trouvai stupide, mais dont je ne parviens à me souvenir. Je suppose que c’était plus ou moins l’explication de son attrait pour la puissance. Et je sombrai dans l’inconscience, comme vous précédemment.
« Quand je m’éveillai, il m’apprit que j’étais désormais comme lui. Un vampire. Ma mère était une humaine, sa captive, et à partir de ce jour, je fus aussi son prisonnier. J’étais obligé de le suivre dans ses folies, et je compris que l’hérésie dont il faisait partie était une forme de respect envers Dieu, un respect qui refusait l’autorité du Pape. Ce que l’on respecte, on le craint. Dès lors, je n’eus plus aucune estime pour mon père.
« Nous nous disputions souvent. Nos algarades étaient pour le moins violentes, et souvent entre nous le sang coulait. Et un jour, je le tuai. J’avais près trente ans quand il m’avait fait vampire – j’approchai grandement de la vieillesse –, je gardai dès lors l’apparence que j’avais ce jour-là, et à trente ans, je devins à mon tour roi non seulement des vampires, mais aussi de ces créatures inférieures que sont les lycanthropes. J’abandonnai les Albigeois à leur sort, et je fis de ma mère une immortelle, comme moi. Elle me haïssait pour ce geste, je le savais, cependant il était trop tard pour revenir en arrière. J’appris l’existence d’une sœur recluse dans un couvent, Ewa. Je la sortis de sa prison, elle m’avoua qu’elle était, comme moi, un vampire. Elle avait trahi une loi de notre caste et Père l’avait punie. Je levai le châtiment.
« Je me fis sur ces évènements la promesse de ne vampiriser que des êtres dignes de devenir des créatures de la nuit. Les relations que j’avais avec ma sœur étaient pour le moins ambiguës, si bien qu’en nous voyant tendrement enlacés dans la rue, d’aucuns auraient cru que nous n’étions pas frère et sœur, mais amants.
« Cependant, je m’amusais à manipuler l’Histoire, par le biais du Roy de France et du Pape. J’ai été l’un des coupables de la chute des Templiers, après un long temps d’errance… je les maudissais, et ce d’autant plus que si mon père avait été vivant, il m’aurait emmené dans cet Ordre.
« Dieu ? Je ne le priai plus. Je n’avais plus à le craindre, mon pouvoir lui était supérieur. D’homme d’art, je devins homme de science. Alchimie, hermétisme, rien alors n’échappa à ma soif de savoir. Je me passionnais d’arts occultes, et je devins un puissant « sortcelier ». Cependant, advint un temps où pour l’humanité, j’étais à l’âge de la mort. Je jugeai que faire croire à mes contemporains que j’étais décédé serait sage, aussi, j’ingérai un philtre alchimique, me donnant ainsi les apparences de la mort.
« Dans mon testament, je léguai mes biens à Aleksandre van Evenschlass, que je disais être mon cousin, qui serait en réalité ma nouvelle identité. J’insistai également pour ne pas être enterré nu, et pour avoir un linceul. J’étais si riche qu’on me l’accorda, et j’avoue ne pas me souvenir de cette période où l’on m’exposa aux yeux de mes soi-disant proches, avant de coudre autour de mon corps un drap de soie blanche. On me mit sous terre.
« Je restai trois jours durant enveloppé de mon linceul. Il me fallut ce temps pour m’en extraire, avec nombre de difficultés, car je devais le garder en l’état. Retournant à la surface, je plaçai un cadavre frais à la place de mon être dans le drap blanc, déplorant de devoir gâcher la soierie pour ce miséreux. Je quittai celui qui était à présent sous ma stèle funéraire, et devins Aleksandre van Evenschlass. Je rejoignis Ewa qui avait usé du même stratagème et nous partîmes.
« C’est à cette époque, après avoir assisté à la chute des Templiers, que je m’exilai en Transylvanie. A dire vrai mon visage était en France trop connu, et les prémices d’une chasse aux sorcières s’annonçaient. Qu’en serait-il pour un vampire… je ne préférais pas courir ce risque, même si je savais pertinemment que je ne pourrai mourir sans certaines circonstances. La raison de ma prudence était que je craignais de perdre mon rang si l’on me découvrait. Je devais d’abord assurer mon empire.
« J’établis ma résidence principale en Roumanie, au cœur des Carpates. Cependant je voulais plus de savoir, je voulais aussi m’assurer que tous mes confrères savaient qui j’étais. J’entrepris donc un voyage autour du monde, duquel je ramenais des trésors de culture. D’Inde, je rapportai un jeu qui deviendrait plus tard jeu d’échec, en Chine, je trouvai le thé, qui pourtant ne devait atteindre l’Europe qu’en 1653, mais je fis aussi d’autres découvertes plus intéressantes pour mon travail alchimique et ésotérique.
« La découverte de l’Amérique me donna de nouveaux horizons. Je décidai de m’embarquer clandestinement lors du quatrième voyage de Colomb, et je m’immisçai dans les cales. Je n’eus pas à subir ce déshonneur trop longuement puisqu’on me découvrit après deux heures de traversée. Le capitaine voulut me jeter par-dessus bord, hélas pour lui, je reste un vampire, même en mer. Il eut la peur de sa vie et je fus hébergé sur le navire. Traité comme un chien, certes, mais hébergé.
« En 1502, vers juillet, nous accostâmes sur l’isthme de Panama, que Colomb prenait pour celui de Malaisie. Curieusement, il ne trouva pas d’or… je m’étais vengé des mauvais traitements que j’avais subis. Ses navires coulèrent les uns après les autres, leur équipage disparaissant sous mes crocs, et les bâtiments de la colonie d’Hispaniola ne se pressèrent pas pour venir le secourir. Je l’aurais même laissé là, s’il n’avait eu la bonne idée de s’excuser platement. Le lendemain, les secours arrivèrent.
« Nous rentrâmes en Espagne, j’avais amassé de nombreuses connaissances. Un sorcier amérindien m’avait notamment enseigné des savoirs concernant les animaux et la nature, qui ne pourraient servir à grand-chose pour mes études habituelles, mais qui m’intéressaient. Je ramenai également la fille de ce sorcier, jolie femme à la peau de cuivre. Je l’aimais, peut-être pas autant que j’aimais Mahaut, toutefois ce que j’éprouvais pour elle était tendre et amoureux. Bien sûr, Ewa serait jalouse, qu’à cela ne tienne.
« Je rentrai en Transylvanie et l’épousai. Nous étions en 1505, l’hiver était rude. Elle fut la deuxième femme que je perdis prématurément, emportée par la froideur de l’air. Je n’eus le temps de la pleurer, déjà des révoltes de lycanthropes se faisaient sentir. J’eus les plus grandes peines à neutraliser les insurgés et à les rendre doux comme des agneaux mais à force de manipulation et de persuasion, j’y parvins. Ne suis-je pas Aleksandre van Evenschlass ?
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Sasha Van Evenschlass
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MessageSujet: Re: Aleksandre van Evenschlass, votre maître [admin]   Lun 20 Aoû - 1:28

« Ma mère vivait avec moi dans mon castel de Transylvanie. Elle supportait difficilement mon mode de vie, mais appréciait la liberté que je lui laissais. Quant à Ewa, elle partait longuement en Italie apprendre l’art des poisons chez un Florentin de ses amants. A la fin de la révolte lycanthropique, nous étions en 1520. Le temps était à la guerre, à la politique, à la religion, et j’avoue m’être un temps lassé de cela. Abandonnant mon rôle important, laissant à ma sœur le soin de se charger de mes affaires – erreur que je dus par la suite regretter amèrement, Ewa ayant causé de nombreux dégâts qu’il me fallut réparer –, je fis construire un somptueux palais dans les Carpates. La construction prit des années, presque un siècle. Un siècle que je passai entre la Russie et divers autres endroits à vivre une vie dissolue. Je devins entre-temps un haut membre d'une société secrète à laquelle j'appartenais depuis fort longtemps et me rapprochai de son maître, Nikita... ce que je devais regretter amèrement. Il me demanda d'ordonner à tous mes sujets de le rejoindre, ce que je refusai. Ils avaient leur libre-arbitre. Pour me punir, il maudit ma race. Depuis ce jour, nous ne pouvons plus nous montrer aux yeux du soleil.
« Après cet épisode désastreux, la vie reprit son cours en mon castel. Je connus quelques femmes, quelques batailles, aucun événement notable. Vers le milieu de ce siècle naquit le jeune Louis-Dieudonné en France, futur Louis XIV - avec qui j'eus quelques algarades, surtout après avoir séduit Madame de Montespan. J'étais à l'époque entré dans la piraterie avec mon camarade Arseni et... nous n'étions pas très aimés par la légalité de France. Nous attaquions régulièrement des navires royaux et un jour, nous fûmes pris. Pensez-vous que cela nous aurait traumatisé ? Nullement ! Nous rions bien le jour de notre exécution, sous cape bien entendu. Le soleil était couché, comme nous l'avions demandé. Nous prétextions une allergie, ç'aurait été stupide de nous tuer sans nous pendre.
« J'avoue que la pendaison est une chose qu'il faut connaître une fois dans sa vie au minimum. Nous ne pûmes nous empêcher d'être hilares alors que nous nous balancions au bout d'une corde et nous trouvâmes d'ailleurs très spirituel d'aller hanter les navires royaux. Louis XIV se mit dans une rage folle et j'allai le voir officiellement, lui expliquant sans témoins qui j'étais. Il ne me crut évidemment pas, avant de manquer de peu de mourir sous mes crocs. Heureusement, je n'ai pas eu à le tuer, je suis persuadé que son sang est infect.
« Je rencontrai à la Cour Athénaïs de Montespan, belle dame aux atours de reine. Je sus plus tard qu'elle était la favorite. Elle appréciait beaucoup mon goût de l'art et mes connaissances étonnantes. J'avais de plus des dizaines d'histoires à raconter et étais connu comme un pirate renommé mais repenti - notre exécution, à moi et Arseni, était passée relativement inaperçue. Nous nous aimâmes quelques nuits, provoquant la colère intense de Louis XIV. J'étais ravi.
« Les années passèrent, se succédant et se ressemblant. J'étais de retour en Transylvanie et mon pays subissait de nombreux revers politiques, des ennuis avec le roi de France et de plusieurs autres pays - Louis n'avait toujours pas digéré les multiples affronts que je lui avais fait. Oh, il n'avait pas à se plaindre : Arseni, avec qui j'avais passé toute mon enfance, avait séduit ma mère. Jamais je n'avais touché à la reine Anne... Enfin, je vivais donc une double-vie, étant à la fois prince humain et souverain vampire. Que de douleurs et de tristesses… j’étais seul avec Ewa et ma mère qui se suicida par l'arme de Nikita. Il en est fier, ce chien...
« Il y a peu, je vins me rassasier d'Angelika von Azer, femme de mon compère Boris, un alchimiste rebelle qui me donnait en échange de sa vie quelques philtres bien utiles. Sa femme fut un met délicieux et j'avoue que les larmes qu'elle allait provoquer me faisaient un grand plaisir. Je n'avais pas une seule seconde prévu qu'en accouchant de son enfant, elle subirait l'apparition d'un énorme scorpion et d'un pentacle enflammé. Que signifiaient ces évènements ?
« Alors qu'elle mourait, je pris la fuite et m'entretins quelques jours plus tard avec Boris, qui me savait responsable de la mort d'Angelika. Il avait eu d'elle une fille, Erin. Je lui fis croire que sa vie était menacée et le forçais à me la donner en mariage, lorsqu'elle serait en âge de m'épouser. Il connaissait ma véritable nature et ce fut un jeu d'enfant de le faire chanter. A la vérité, cette petite m'intriguait. Il devait m'informer de son évolution par lettres. Au bout d'un moment, celles-ci s'estompèrent.
« Je vins alors le trouver et vis pour la première la petite fille, âgée de cinq ans. Si elle se souvient de cette entrevue, elle n'en laisse rien - pourtant j'ai tellement choqué son père que je l'ai fait pleurer, ce jour-là. Lorsqu'il la laissa seule, mort, je me dis que mon temps était venu. Cependant, quelques affaires me retinrent et la petite Erin, devenue grande, s'était entichée d'un avorton...
« Elle eut à le regretter car je la fis mienne de force. Depuis, elle vit en ma demeure, prisonnière et sous haute surveillance. Elle est certes hors du commun. Quoiqu'il en fût, sa venue tombe à pic : le peuple vampirique réclamait que j'aie une reine - de plus mes relations avec ma soeur avaient un peu trop été ébruitées. Je cessai cette chose atroce dès mes épousailles, cependant, il arrivait qu'Ewa parvînt à me séduire de nouveau.
« Je n'aime pas Erin... et pourtant. »

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Nikita Belyakov-Van Kraft
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MessageSujet: Re: Aleksandre van Evenschlass, votre maître [admin]   Lun 20 Aoû - 1:29

*est en effet très fier xD*

Hum, bah, bienvenue xD Vous faites des présentations très courtes les gens... *je plaisante*

Accepté !

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Aleksandre van Evenschlass, votre maître [admin]

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