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 Arseni, ou le brin de folie de ce monde si sombre...

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Arseni
Vampire / Duc


Masculin
Nombre de messages: 32
Age: 22
Race/Statut: Vampire/Duc
Camp: Je roule pour Sasha.
Date d'inscription: 01/09/2007

MessageSujet: Arseni, ou le brin de folie de ce monde si sombre...   Sam 1 Sep - 14:56

Ma foi j'aurais volontiers préféré laisser mon esprit divaguer cependant je doute que cela soit agréé par mes chères administatrices (+Sasha).

Nom : Une fois encore, peu importe !
Prénom : Arseni
Surnom(s) : Mes amis me nomment Senia, les autres ne me nomment pas !
Âge :
- de transformation (pour les vampires, lycanthropes et dérivés) : vingt deux ans
- apparent : le même
- réel : je ne sais pas, je vous dirai à mon anniversaire.
Sexe : Comme Sasha, j'adore mais je ne le mets pas en minuscule.
Race : Vampire
Rang : Duc - je suis très pistonné.
Blason, couleurs, emblème : J'ai pour blason une chose étrange de couleur verte - vous le devinerez, c'est ma couleur.

Physique et Psycho :
- J'ai toujours dit que ce miroir ne vantait pas mon profil droit, tu ne trouves pas, Sasha ? Non vraiment, regarde-moi. J'ai l'air idiot comme ça ! Tu es sûr qu'il ne déforme pas mon visage ?
- Tu as juste l'air d'avoir la tête qui a doublé de volume, c'est habituel chez toi, fais aussi attention à tes chevilles, répondit-il sans détacher ses yeux de son livre.
- J'ai envie de changer de couleur de cheveux... tu crois que le henné m'irait bien ? Du brun-roux, qu'est-ce que tu en penses ? Devant ma nouvelle chevelure, le miroir serait obligé de refléter la vérité !
- Tu as déjà les cheveux brun-roux.
- C'est problématique, en effet, mais si on ajoute quelques nuances par-ci par-là... peut-être même du roux normal ! Ma chevelure à l'image de mon tempérament flamboyant, qu'est-ce que tu en dis ? Ce serait magnifique, on croirait un coucher de soleil, ah ce serait fabuleux !
- Tu ressemblerais à Nikita et ton tempérament n'est pas flamboyant il est juste embêtant.
- Arrête un peu avec tes sarcasmes, tu n'as aucun sens de l'humour !
- Ton éternelle impertinence ne s'en ira-t-elle donc jamais ?
- Et ton ego, tu as songé à lui faire faire un régime ?
- Silence...
- Tu sais bien que je n'aime pas me taire, se taire c'est pour les mauvais vivants comme toi.
- Va-t-en, tu gâches mon paysage et n'est même pas bon à me servir de repas.
- Tout dépend, si tu me fais rôtir à la broche avec quelques herbes, je t'assure que je suis très comestible. Tu aimes ce chapeau ?
- Il est violet.
- Perspicace de ta part cher ami ! s'exclama Arseni en envoyant le chapeau sur la tête de Sasha. Tiens, j'ai rendez-vous avec une jolie donzelle du village qui m'a trouvé très à son goût. Je lui ai déclamé quelques vers, pris mon air rêveur - tu sais, ces moments où il est impossible de me tirer autre chose que des poèmes et des rêveries...
- C'est tellement reposant.
- ... et elle m'a dit que je lui avais volé son coeur - et aussi la petite escarcelle qu'elle avait à la hanche, mais elle n'est pas censée le savoir - et nous nous revoyons ce soir ! Hum, j'espère que son sang aura aussi bon goût que sa peau ! Que je les aime, ces filles, que je les aime ! J'aimerais bien en avoir plusieurs à la fois, pour voir.
- ...
- J'ai une chose bizarre dans l'oeil Sasha, tu veux pas regarder ? implora-t-il d'un ton enfantin.
Résigné, le vampire scruta le regard de son ami.
- Il n'y a rien.
- Tu ne veux pas me dire de quelle couleur sont mes yeux ?
- Tsss...
- Allez, s'il te plaît ! Dis ce mot : ils sont...
- Indéfinissables, lâcha Sasha dans un soupir excédé.
- Merci ! J'aime ce mot. Bon, où est passé mon crayon noir ? Ah, le voilà... Ca va accentuer mon air décadent, c'est parfait. Je n'ai toujours pas pris de poids... comment fais-tu pour avoir cette carrure ? Je suis si maigre...
- Tu es plus grand que moi, alors évidemment tu as l'air plus maigre...
- Quelle intelligence ! Bon, je te laisse ! Ne fais pas de bêtise !
Il partit en claquant la porte, gai comme un pinson, alors que derrière lui Sasha levait les yeux au ciel.

Arme(s) : Ma plume, mes doigts d'habile voleur et mon charme inégalable - sans prétention aucune bien sûr.
Signe particulier : Puis-je dire que je suis à moi seul un signe particulier ?
Ce que vous avez sur vous : tout dépend de la situation. Si je suis avec une jolie dame... enfin bref, ce n'est pas le sujet. J'affectionne les vêtements russes et le vert qui est ma couleur.
Ce que vous savez des autres personnages :
Ma belle Erin, je vous aime d'une amicale tendresse aux confins de l'amour et suis votre esclave dévoué.
Quant à toi Sashenka, mon cher compagnon de débauche, je compte bien te pervertir à mes vices qui sont la joie de vivre, l'humour et le je-m'en-foutisme.
Nikita, vous en savez beaucoup sur moi, mais savez-vous que derrière certains masques se cachent des personnages bien plus terribles que vous ne le croyez ?
Ma chère Rosana, malgré tout le respect que je te dois et toute l'amitié que je te porte, tes discours à demi-mot m'exaspèrent parfois.
Arseni, mon ami, j'adore te parler dans les nuits de solitude. Nous sommes décidément indissociables Laughing

_________________
"Tu vois bien qu'il mime un portemanteau !"


Dernière édition par le Dim 2 Sep - 19:25, édité 2 fois
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Arseni
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MessageSujet: Re: Arseni, ou le brin de folie de ce monde si sombre...   Sam 1 Sep - 15:02

[extrait d'Ad Mortem, le roman. Merci Nik' ^^]

Il s’avança de nouveau, relevant les mains. Une fois de plus, il s’inclina profondément. Il était très proche d’elle à présent et la lune éclairait ses traits fins, élégants malgré le peu de soin qu’il en prenait. Ses yeux d’une couleur indéfinissable ne la quittaient pas, troublants et enivrants. Elle se surprit à frissonner.
- Pardonnez-moi, Majesté. J’espère ne pas vous avoir fait peur.
Il parlait un français teinté d’accent russe. Elle fut étonnée de l’entendre parler une langue qu’elle-même connaissait assez vaguement, plutôt qu’un dialecte plus commun. Elle n’avait pas entendu cet idiome depuis si longtemps que c’était presque un miracle qu’elle pût encore en reconnaître la sémantique, elle esquissa une grimace gênée.
- Qui es-tu ? chuchota-t-elle dans un parler approximatif.
- Mon nom est Arseni, répondit-il sur le même ton… Je suis - j’étais - un fidèle de votre époux. Cependant, vous n’avez rien à craindre de moi, je vous le jure sur ma vie et tout ce qui m’est le plus cher. Faites-moi confiance.
Elle le toisa, suspicieuse. Il lâcha son knout avec un sourire et, bien qu’elle sût que cette arme ne pouvait la blesser et qu’il était dangereux même sans cela, elle abandonna un peu de sa méfiance. Le geste seul l’avait mise en confiance, il n’avait pas perdu son humanité. Il connaissait encore les codes qui régissaient le genre humain, pas comme…
- Que fais-tu ici ? demanda-t-elle, toujours aussi balbutiante.
- Mon histoire est longue. Avez-vous le temps d’ouïr les oraisons du poète tragique ?
Elle hésita un instant puis acquiesça lentement. Vian pouvait bien attendre, au fond…
¤¤¤
Arseni était français, son véritable nom était Samuel, dit de Penthièvres. Il avait toujours entretenu de très étroites relations avec Van Evenschlass, de deux ans son aîné. Orphelin, il avait été élevé en même temps que le futur souverain de la nuit, avec cependant quelques différences : il savait que celui qu’il considérait comme un père était un vampire.
Il avait grandi aux côtés de celui qui était alors nommé Alexandre. Ensemble, ils avaient vécu mille aventures et étaient liés d’une manière étrange. Leur amitié était si forte qu’ils auraient pu être frères de sang, jumeaux. Arseni se laissait sans cesse dominer par son camarade, n’osant rien lui dire de son père. Il ne savait comment réagirait son aîné, mais se doutait qu’il trouverait cela absurde. Ce l’était, en quelque sorte.
En grandissant, les deux garçons devinrent inséparables. Ils chassaient ensemble, se narrait leurs expériences diverses et variées et parlaient art et sciences. L’un et l’autre étaient très cultivés, très intelligents et profitaient chacun de cette amitié pour en apprendre plus. Ils le savaient et cela ne faisait que renforcer leur attachement mutuel. Leurs regards en disaient plus long que des mots.
Combien de fois eussent-ils souhaité s’être connus dans un temps plus libre qui leur aurait permis d’être plus souvent ensemble ?
Les divers notables qui voulaient rencontrer Alexandre séparaient souvent les deux jeunes gens. C’était à regret qu’ils s’éloignaient de plus en plus, évoluant chacun de son côté. Cependant, ce qu’ils devinrent était curieusement très prévisible.
Le taciturne et ténébreux Alexandre vit ces traits accentués, décuplés même. Il se métamorphosa en un grand sage à la beauté surréaliste, envoûtante et pleine d’ambiguïté, un homme qui imposait le respect par son charisme et sa force. Samuel, lui, se transforma en un séducteur insatiable, empli de débauche et d’intelligence mal usitée. La réserve qu’il avait toujours eue s’estompait au fil des ans et laissait entrevoir son caractère sans entrave.
Gautier, seigneur du château et père d’Alexandre, passait au jeune Penthièvres toutes ses frasques grâce au lien qui unissait les deux garçons, renouvelant à chaque fois le même avertissement. S’il allait trop loin, il n’hésiterait pas à le tuer. Ce n’était toutefois pas cette menace qui faisait peur à Arseni, et il continuait ses amusements sans relâche. Un jour que le comte était en bonnes dispositions à son égard, il parvint à le faire chanter et à obtenir la seule chose qu’il voulait réellement.
L’immortalité.
Samuel devint un vampire à l’âge de vingt-deux ans à une place d’honneur conférée par son créateur. Il fut le prince durant une année, une année de luxe et d’honneur qu’Alexandre ne comprenait pas. Cette période rangée convainquit le jeune homme de ne jamais abandonner le libertinage.
Il fit alors la pire erreur de toute son existence...
Svetlana, l’épouse de Gautier, détenait une beauté surnaturelle. Plus splendide encore que l’Iseult du conte, elle charmait tout le monde par son innocence et sa douceur. Nul n’avait jamais tenté d’attenter à sa chasteté – nul ne se le serait permis, elle était bien trop pure -, jusqu’à ce que Samuel décidât de la séduire.
Il était si habile à ces jeux qu’il parvint à la faire sienne en quelques jours. Savourant sa victoire jusqu’au bout, il décida de ne pas laisser le temps au roi de le rattraper et s’exila de son propre chef en Russie où il adopta le nom d’Arseni. Il devint alors un tueur, un voleur et un poète, un homme à qui tout réussissait. Il n’avait au fond qu’une seule loi, celle de son estomac. Les menus larcins constituaient sa survivance, il ne se sentait pas le besoin d’avoir plus que ce qui lui était nécessaire. Il avait été prince, il serait vagabond...
Les siècles passèrent insolemment et nonchalamment, apportant leur lot de conquêtes et de parjures. Et puis un jour...

- Mais je dois vous ennuyer, damoiselle, soupira le vampire avec un sourire triste.
- Ne me fais donc pas languir ainsi. J’aime à connaître les histoires de ceux que je côtoie. Allons, monsieur : sois clément !
Alors, le poète prit une grande inspiration et se lança de nouveau dans le récit de son aventure torturée.

« Un jour, je croisai le chemin d’un boyard. Très propre sur lui, beau, vêtu de soieries écarlate et de fourrures sombres, il manqua de me renverser à cheval. Je lui crachai mille insultes, milles folies que je ne regrette pas. Ses yeux empreints de colère me dévisagèrent avec impertinence, je lui crachai au visage dans un geste ma foi fort absurde. Il dégaina son sabre et tenta de me transpercer de part en part, un combat entre nous s’engagea.
« Il vous faut savoir que je dissimulai mon visage, pour le cas où mon ancien roi me viendrait trouver. Aussi mon adversaire ne me reconnut que lorsque le foulard qui masquait mes traits glissa, dévoilant ma figure certes déjà mangée par cette barbe que vous me voyez, mais tout à fait reconnaissable. Il eut un mouvement de recul dont je me servis pour le frapper violemment à l’abdomen. Je le payai cher : il me prit les poignets avant que je pusse l’atteindre et me les tordis violemment.
« - Samuel, tu me déçois, susurra-t-il d’une voix mielleuse et enivrante.
« Comment connaissait-il mon nom, vous demandez-vous ? C’est là quelque chose de fort simple...
« - Je vois que mon visage ne t’est plus familier. Aurais-tu oublié Sasha van Evenschlass, ton compagnon d’enfance ?
« Ce nom ne me disait rien. Il parut s’en apercevoir car il ricana de son petit rire que vous devez si bien connaître et reprit :
« - Tu me connus sous l’odieux patronyme d’Alexandre de Vallandrin.
« Je n’osais alors en croire mes oreilles, toutefois c’était bien vrai. Mon ami de toujours, mon frère et l’unique objet de mon affection réelle, se tenait face à moi après trois siècles entiers, bien vivant. Nous approchions de 1550, il n’avait pas pris une ride. Je le serrai dans mes bras sans tergiverser, sans vouloir comprendre. J’aimais trop mon ami pour lui poser des questions qui, j’en étais persuadé, l’indisposeraient. Il me mena dans sa demeure provisoire et nous discutâmes jusqu’au lever du soleil, narrant nos aventures respectives.
« Il était devenu roi, il me fit Duc Vampirique. Peut-être ne connaissez-vous pas la hiérarchie vampirique, je m’en vais vous l’expliquer.
« Au-dessus de tous sont les Rois, évidemment. Ensuite viennent les Princes, mordus par l’un des souverains – Rosana van Kraft, la princesse, est la création de votre époux – ou, dans le cas de Sergueï, le prince, par un proche des monarques. Ils ne sont que deux. Ensuite viennent les Ducs, au nombre de trois, qui sont les plus anciens et respectables vampires. Peut-être avez-vous rencontré les deux autres, Kayeshah l’Innommable et Ewa van Evenschlass. »

Erin grimaça. Si elle avait rencontré la soeur de son époux, très certainement, et dans des circonstances fort peu agréables. Voyant sa mimique, Arseni n’hésita pas à sourire franchement et à lui prendre les mains. Il avait deviné que ces noms lui rappelaient de pénibles souvenirs. D’un regard, il lui demanda s’il pouvait poursuivre, elle l’autorisa à reprendre le fil de sa narration.
- Les autres sont des nobles de plus ou moins d’importance. Comme vous pouvez le voir, j’occupai à partir de ce jour-là une place de choix dans la hiérarchie. Au début, nous entretînmes avec votre époux une correspondance passionnée et constante, puis nos lettres s’effilochèrent. En revanche, je me rapprochai de Rosana van Kraft et finis par me lier d’amitié, si tant est qu’on pût appeler notre étrange relation ainsi, avec elle. Nous nous côtoyâmes de loin, sans jamais nous connaître.
« J’ai entendu parler de vous non par votre époux mais par la princesse, qui me chanta une sorte d’éloge à votre égard. Elle m’informa également que l’absence de mon ami n’était point dû à votre entrée dans sa vie mais à mille soucis qui le tourmentaient. Sur ce sujet-ci je ne sais guère ce qu’il faut penser et croire et je me doute que vous n’êtes pas plus informée que moi. Que ne donnerais-je pour connaître les ennuis de mon ami et pour le soulager, si ma frêle carrure et mes années le peuvent aider ! »

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Sasha Van Evenschlass
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MessageSujet: Re: Arseni, ou le brin de folie de ce monde si sombre...   Dim 2 Sep - 19:27

Ce type est un grand malade Laughing

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