Histoire : Elle est née en 1618, mais connaître la date exacte de sa naissance serait chose impossible pour elle... Bien que sa mémoire soit assez impressionnante, elle ne se rappelle quasiment plus de ses douze premières années. Elle a toujours vécu en Russie, dans un cirque. Le plus pathétique des cirques, sans doute le plus minable mais un cirque qui faisait vivre un bonne vingtaine de personnes. Elle était acrobate, la plus fameuse est la plus jeune de la troupe.
Une nuit, juste après la fin de son numéro, elle alla comme après chaque représentation voir le vieille ours, qui depuis des années ne faisait plus aucun numéro à cause de son âge bien trop avancé. Par pitié et sans doute pour s'en servir comme mascotte, le directeur le gardait. Comme à chaque fois il l’attendait, du moins il attendait son repas, son tas puant de poissons. Elle lui parla quelques minutes, elle lui racontait ses rêves et tous ce qui passait par la tête et de temps en temps la réaction de l'ours lui laissait imaginer qu'il la comprenait. D'un coup, un bruit roque telle la respiration lente et cadencé d’une personne en train de s’étouffer se fit entendre. Elle sursauta et s’arrêta net. Commença à s’avancer vers l’origine du bruit. Mais il n’y avait plus rien. Elle se dit immédiatement que c’était le fils du patron qui lui jouait encore un tour. Elle appela timidement dans le vide le nom de son camarade, en vain. Quelques minutes pour se redonner du courage et elle continua son tour. Elle vit une lumière dans la roulotte de la vieille voyante. C’était étrange car elle avait l’habitude de traîner autour du chapiteau pour arnaquer les audacieux fumeurs qui s'attardaient prés de l’entrée. La jeune fille décida de rentrer voir si il n’y avait pas un problème. Elle pénétra tout doucement dans la caravane et susurra le nom de la vieille femme, mais comme tout à l’heure, elle n’eut aucune réponse. Un vent frais vint troubler le calme de la pièce, ce même vent la fit frissonner. La petite fille sentait une présence. Une ombre passa prés d’elle et lui fit faire un geste brusque. Une vieille poupée tomba de son étagère et vint s’écraser à ses pieds. Elle la regarda, abasourdi, n’osant plus levée les yeux. Elle se pencha lentement vers le poupon et de ses mains tremblantes elle le ramassa. Quand elle fut de nouveau droite, elle leva petit à petit les yeux. Un homme se tenait devant elle, il la fixait, une lueur inhumaine se reflétait dans ses yeux. Pourtant il semblait affaibli, il s'appuyait sur le dossier d’une chaise. Lentement il leva un bras vers elle, mais s’écroula lamentablement sur le sol. Pensant qu’il était blessé, la gamine s’accroupit à ses côtés pour l’aider. Il l’attrapa par la gorges et la plaqua au sol. Elle essaya de crier, de mordre, de griffer, mais tout était vain, l’homme ne se reculait pas. Au contraire il s’approchait de plus en plus du visage de la petite fille. Les dernières chose qu’elle se souvint furent une douleur atroces au niveau du cou et une phrase : “ J’ai trop faim...Il me faut du sang...”
A son réveil elle était couché dans une pièce sombre à l’odeur insupportable, quelque chose ressemblant autant à la mort qu’aux excréments. Elle était allongé sur une paillasse humides et infesté d’ insectes. Elle se leva d’un coups, effrayés par l’endroit. Après quelque minutes pour s’habituer à l’obscurité, elle décida de faire quelques pas, mais se rassit aussitôt.
Elle avait cogner quelque chose et à sa grande surprise ce quelque chose parlé.
“-Tu ne devrais pas te lever, la transformation fatigue beaucoup les gamines...Un homme parlait avec une voix rauque et autoritaire.
-Désolé mais j’ai un cirque qui m’attend, alors s’il vous plaît poussez-vous, elle voulait parler de façon stricte, mais un tremblement incontrôlable ébranlé son faible corps.
-Ils sont bien loin maintenant, ils ne t’ont presque pas cherché, de toute façon maintenant tu n’es plus comme eux.
Elle ne comprenait rien, sa tête commençait à lui tourner, le sol semblait bougé, et finalement elle s’effondra sur la paillasse, elle dormait. Une poupée assise sur une chaise l’observant calmement.
Quatre vingt onze longues années plus tard, rien n’avait changé, elle était toujours aussi jeune, aussi pétillante et sans pitié. Ils erraient de ville en ville, de pays en pays. Elle ramenait les hommes, il ne ramenait rien. Elle s'appelait Enna Kalienkoff, il refuse toujours de dire son vrai nom... Dans la gaieté ils avaient passé des années ensemble, Enna restait toujours la petite fille magnifique qui a jamais gardera son âme d’enfant, il l’adorait, la considéré comme sa fille, elle l’admirait et le prenait pour son père. Il lui appris à maîtriser les aiguilles pour se défendre, l'art de survivre n'importe où et de ne faire confiance à personne.
Lors d’ une nuit d’automne triste et pluvieuse, tandis que Enna essayer de ramener un clochard dans une ruelle plus sombre, elle entendit un cri, ce n’était pas son maître, mais quelque chose lui laissa penser qu’il avait un problème. Elle accourut vers l’endroit d’où venait le cri et en effet il était entendu par terre, essayant de retenir une hémorragie venant de son ventre. Il était attaqué par une dizaine d’hommes armés. Il lui cria de partir mais rien ne fit. L’un des hommes tenait en joue son maître, il tira. Le bruit de la détonation eu sur Enna l’effet d’une bombe, toute son âme se brisa, elle ferma les yeux. Il poussa lamentablement un cri aigu et s'étala au sol, sans vie. Enna comprit que c’était son tour, tout les hommes présent la regarder comme si elle était un monstre.
-Une gamine? Elle fait quoi ici?
-Il faut la tuer de toute façon.
Le visage de Enna devint blême, elle aussi aller finir pitoyablement assassiner au fond d’une ruelle sordide. De nouveau elle ferma les yeux. Ils la dévisagé tous. De toutes évidence ils n’étaient pas vampires, mais ils avaient pourtant réussi à tuer son maître, se devait être des tueurs de vampires. Ils commençaient à s’avancer vers elle en levant leurs revolvers. Elle se retourna vers la dépouille de son maître se pencha et récupéra son pendentif. Devant son audace, ils ne savaient pas comment réagir. C’est quelques secondes d'hésitation permirent à Enna de s’enfuirent par les toits.
Durant plus de 9 jours la jeune fille erra à travers tout le pays, sans manger. Finalement, un vieux couple la voyant mendier, lui proposa de l’emmener avec eux. Elle accepta, après tout, ils allaient la faire voyager. Ils devaient allé rendre visite à leur fils, un paysan transylvanien. Mais une fois arrivé au beau milieu du pays, dans les Carpathes d'après les vieux, elle décida de mettre un terme au voyage. En effet, il ne reste aujourd'hui plus qu'une peau congelée sur des squelettes des deux voyageurs.
Après un tel repas Enna continua sa route, et tomba sur un village assez pitoyable, et décida d'y faire halte.