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 ~Erin Van Evenschlass~

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Erin Van Evenschlass
Reine des Vampires / Admin


Féminin
Nombre de messages: 117
Age: 21
Race/Statut: Vampire, Reine.
Camp: Les Ténèbres.
Date d'inscription: 12/08/2007

MessageSujet: ~Erin Van Evenschlass~   Mar 14 Aoû - 14:36

Nom : Van Evenschlass
Prénom : Erin
Surnom(s) : Je suis surnommée "L'Ombre" pour les êtres ne me connaissant pas [L'humanité] mais dans le monde de la Nuit "ils" m'appelent "Mme Van Evenschlass".
Âge :
- de transformation : 20 ans
- Apparent : Selon les lunes et les ombres, l'on peut voir l'âge de mes traits flotter entre la vingtaine et la quarantaine.
- réel : La vingtaine.
Race : Vampire.
Rang : Reine
Sexe : Féminin
Blason, couleurs, emblème : Le Vert Emeraude

Physique et Psychologie : Je vous vois vous existez, je ne vous vois plus vous n'êtes plus. Je vous vois mais vous ne me voyez pas, et si par malheur vous croisez mon regard je souffrirais de vous laisser la vie. Les illusions sont dans mon corps, ils ont depuis longtemps moulé chaque parcelle de mon physique ne trompant personne sur mes origines nocturnes. Comme tous les monstres effrayant les jeunes enfants je suis très grande, impérieuse et perchée sur des talons aiguilles impitoyables. Ces derniers bruissent sur les sols divers et variés en des fracas assourdissants au rythme des tambours de la Mort. Mes habits sont tissés de vos rêves oubliés et de vos cauchemars qui ne vous hantent plus. Je les connais tous sur le bout des doigts les oiseaux du malheur qui vous envoient leurs songes mélancholiques et quand il m'arrive d'en croiser un par tout hasard je lui arrache une plume de leurs ailes. Ce sont de grands oiseaux noirs aux yeux crevés et leurs plumes fantastiques forment sur mes atours des méandres doux et mystérieux. Ecoutez les tambours de cette mort certaine, écoutez mais ne regardez pas. Dans la nuit qui devine mon existence je me déplace avec une fracassante discretion. Invisible mais ouie, mystère de l'Humanité je vous traque, vous chasse. Mes yeux souvent sont baissés car je peux sans peine deviner votre silhouette dans l'obscurité la plus profonde, et c'est lorsque vous apercevez les émeraudes de mon regard que tel l'oiseau du malheur je m'abbats sur vous pour parfaire votre dernier songe. Je ne suis pas l'implacable monstre sanguinaire comme le décrivent les vieilles femmes au creux des cheminées, je suis la plus humaine des créatures ayant foulé ce sol mais comme tout le monde j'ai mes faiblesses... La mienne est la faim. J'ai bien tenté de me nourrir de rats ou de chats mais rien n'a de plus grand fumet que celui de votre corps tenu au chaud tout le long de l'année. Votre viande tendre est aimée des lycan, votre sang fluide est notre délice et nous ne vous traquons que pour satisfaire notre désir d'assouvissement de nourriture. Ne tuez-vous pas des moutons ou des boeufs ? L'exemple est une merveille car enfin l'on peut dire que l'humanité est le troupeau que nous voyons grandir avant de se délecter de son sang. Ne vous étonnez pas. J'ai un coeur Ô bien plus grand que chacun d'entre vous qui n'avez de place que pour une seule personne. J'aime, oui, mais j'aime pas comme on aimerait la bonne chère ou la forte gnole, non. J'aime comme le prince aime sa douce, comme une mère aime son fils, enfin, j'aime comme une femme peut aimer ses hommes. Je ne me qualifie pas comme une triste adultère sans foi ni loi. Je suis mariée à un homme que je finirais bien par aimer par habitude mais rien ne m'empêchera jamais d'aimer passionnément un(e) inconnu(e) quelconque qui pour toujours restera en moi comme une blessure de plus qui jamais ne se refermera. Je ne compte plus les gouttes de sang coulant de mon sein gauche ni les larmes de mon oeil droit puisque j'hérite sans fin de ces liquides dont me font don les créatures de mes repas. Comme beaucoup de prédateurs j'apprends vite, j'observe et enfin j'imite si celà me semble bien. Vous, grandes dames du monde, que vous êtes belles avec vos ombrelles et vos fards ! Longtemps je vous ai observé languissantes sur vos trottoirs à l'affût de la calèche qui s'arrêtera pour vous louer une heure ou deux, que vous êtes belles mais Ciel, que vous êtes sales ! Quand j'ai décidé de vous ressembler ce fut avec plus de charme et de hauteur. Je suis Reine, vous câtin et ce teint blâfard assombri par un vert pâle autour de les yeux fait de mon regard un abîme de tristesse quand il n'est sur vous que vulgarité bonnasse ! Vous, souffle superficielle qui faites tomber vos faux-cils en pleine action que ne les volez-vous pas à d'autres pour en avoir de réèls ? Et ce khôl coulant le long de vos joues, pourquoi ne pas le tracer à jamais autour de vos yeux ? Je vous ai admiré, imité et dépassé. Demain je ferais d'une poignée d'entre vous des goules rampantes, d'une autre un repas et enfin des plus méritantes la finesse de ma race. Vous, humaines, comment est-ce possible que vous aimiez tant d'âmes et viviez la nuit ? Vous êtes libres tel le vent, et cette liberté je vais vous la voler. A quoi peut-il bien servir de se déplacer au grès du vent quand on ne peut se permettre de trop se montrer aux yeux de la Lune ? Vous, vous n'avez de comptes à rendre à personne quand moi on m'a liée les poignets pour être une Reine de force. J'admire vos rires et votre joie, on croirait presque que vous allez d'un moment à un autre vous envoler pour ne jamais plus redescendre sur Terre... Nous Créatures venons des Bas-Fonds de ce Monde. Croyez-vous qu'une nonne prierait pour mon salut ? Serais-je un jour un ange aux ailes délicates pour humer et profiter plainement des airs sans avoir peur de tomber, tomber, tomber sans jamais me relever ?
Je suis une Grande Dame aux Plumes Noires au fard blafard, j'erre au grès de mon coeur en cherchant vainement "Ma Liberté".

Arme(s) : Un éventail. Quel avantage me demanderez-vous aurais-je à me balader avec un instrument aussi futile ? Ne vous moquez pas inculte voyageur au risque que j'ouvre l'objet pour vous arracher les yeux ! Il serait dommage que par la suite vous ne pouviez admirer les lames de poignards sortant des tissus sombres...
Signe particulier : Tout en moi est particulier.
Ce que vous avez sur vous : Les plumes noires des grands oiseaux noirs du destins ornent mes grandes toilettes. Ces dernières sont amples mais singulièrement légères. Une bourse de velours noir pend au côté droit de ma taille et qui y met la main n'en ressort qu'un moignon. Je ne suis qu'un piège déambulant dans la nuit rythmant mes pas au grès du bruit de mes hauts talons aiguilles. Au-dessus de mes longs cheveux noirs relevés en chignon se trouve un large chapeau décoré des plus belles choses dérobées à quelques une de mes onéreuses victimes. Ici pend un pendule, là s'élève un Emeraude ou encore ici nous pouvons voir une petite clé en or. Je suis glauque, mais je n'aime pas que l'humanité me regarde de ses yeux envieux...
Ce que vous savez des autres personnages :
-Femme de Sasha Van Evenschlass.
-Amoureuse d'Arseni.
-Méprise Ewa, la soeur de Van Evenschlass.
-Fascination pour Nikita.
-Respecte profondément Rosana, la princesse des vampires, quoique je la trouve un peu étrange.

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Dernière édition par le Jeu 16 Aoû - 12:30, édité 3 fois
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Erin Van Evenschlass
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MessageSujet: Re: ~Erin Van Evenschlass~   Mar 14 Aoû - 19:45

Histoire :

Les seuls renseignements qu'il me reste de ma mère -et qui ont été répétés par mon père- sont une image de femme douce et pacifique répondant au doux nom d'Angelika. D'origine Irlandaise ma génitrice portait en son sang la liberté du vent dans les vallées verdoyantes et je ne doutais pas sur le fait que c'était sûrement là la raison pour laquelle elle mourut vidée de son liquide vital par un certain Sasha Van Evenschlass. C'était aussi le jour de ma naissance, un jour pas comme les autres...
Alors que mon père sortait de son laboratoire d'alchimie se trouvant dans les sous-sols de notre manoir familial il découvrit stupéfait un pentacle de feu sur le sol de notre vaste salle à manger. C'était le soir évidemment et il me racontait cet événement comme un spectacle surnaturel, une porte entre l'Humanité et le Monde de la Nuit... Tout avait donc commencé ce soir là ? Etais-ce pour celà aussi que les bougies soudainement se mettaient à verser sur leur cire diaphane des larmes de sang ? Mon père aussi me disait de ne jamais m'éloigner du refuge familial tant que j'étais encore frêle et innocente, que c'était mauvais présage de se faire bercer par un énorme scorpion quand on venait juste de sortir du ventre de sa mère. Moi je l'écoutais en souriant, pensant que c'était là folie d'un homme noyé de chagrin voulant romancer la naissance de sa fille, sa seule chair restant encore en vie à ses côtés... Ô papa, comme je comprend maintenant, comme je sais combien tu avais raison ! Il fit tout pour faire de moi une forte personnalité et j'appris à monter à cheval comme le ferait un homme ou encore à jouer du clavecin mieux que n'importe quelle Dame bien éduquée en ce Monde et j'eus même la grande chance d'apprendre les grandes lignes du savoir et d'ainsi pouvoir tenir tête à quiconque sur n'importe quel sujet. Mon père trouvait que j'apprenais vite mais ce qu'il ne savait pas c'était que lui ne m'apprenais rien, j'avais bien assez de tempérament pour tirer seule les leçons de mes connaissances.
Mon père était un alchimiste rebelle à l'autorité du Roi des Créatures, mais ça il s'était bien gardé de me l'avouer, comme il avait tû aussi la promesse qu'il avait faite à Sasha Van Evenschlass de lui donner ma main pour sauver sa misérable vie de chercheur d'or de laboratoire ! Moi, sa chair, son sang, son seul amour restant en vie, son oxygène ? Je lui en aurait donné de l'amour à lui qui avait vécu toute sa vie aux crochets des gens seulement par interêt. Quand je connus sa véritable nature mon réflexe premier fut de cracher sur sa tombe d'hypocrite pour ne plus jamais y mettre les pieds. Malheureusement, il était déjà trop tard. En effet, papa est mort lors de ma quinzième année.
Je garde un souvenir marquant et hautement douloureux de mon enfance. Les gosses du village ne m'appréciaient guère et passaient leur temps à me martyriser. Un jour ils me coincèrent toute une nuit sur le pilori de la place tout en laissant leurs parents rire de moi, un dimanche encore au sortir de la messe ils me jettèrent dans la fontaine vaseuse alors que j'avais vêtu ma plus belle toilette en voiles blancs... Ils n'étaient tous que des tyrans sans importance, tous sauf un. Vianislas Van Der Hester était un jeune homme aussi charmant qu'adorable, élevé à la bonne et la dure dans un château non loin. Il haïssait les jeux puritains des gosses du village et me venait en aide chaque fois qu'il me voyait en difficulté. Voyant que j'avais besoin de parler à une âme charitable il me mena un jour dans le confessional de l'église afin que je communique avec le prêtre de tous les péchés enfantins que j'endurais. Le prêtre était un homme bon et affable et savait me dire les bonnes paroles au bon moment. A chaque fois que je sortais de l'église je me sentais légère et comprise bien que sans me l'avouer je préférais hautement la présence de Vianislas car lui ne tentais pas de me convertir à la religion. Je n'étais pas croyante pour un sou et si je parlais au prêtre c'était pour me sentir mieux, rien de plus. Quand mon père décéda j'acceptais de bonne grâce l'offre que me fit Vianislas de l'épouser. Nous n'étions encore que fiancés lorsque ma vie bascula en un drôle de destin.
Un jour je reçus une lettre, un joli courrier cacheté de cire rouge avec un impérieux blason me conviant à un bal privé donné en la demeure Van Evenschlass. Je pensais qu'il s'agissait là d'une erreur, n'ayant jamais entendu mentionner ce nom en mes oreilles et prise de curiosité je décidai d'y aller vêtissant la grande et belle robe de cérémonie que ma mère portait lors de ses sorties officielles. C'était une toilette époustouflante aux couleurs certes ternies mais encore nobles. Rien n'y manquait, ni le jupon ni les gants ni encore la parrure de diamants que je trouvais dans une vieille cassette. Ainsi mise je sortis de chez moi et restais stupéfaite de voir une calèche attelée attendant devant chez moi. J'y étais montée sans crainte, emplie de curiosité et c'est à grande allure que l'équipage partit en direction d'un grand palais de marbre sombre digne des romans les plus fous. Le monde semblait fort riche, chacun était d'une beauté inégalable même le valet du fond servant des boissons rougeâtres. Jamais encore je n'avais rencontré pareille beauté même aux endroits les plus renommés que j'eus la chance de visiter.
Alors que je regardais tout ce monde dansant et discutant, j'entendis un rire sonore de hyène provenant de ma droite et un joli minois pointa soudainement son doigt vers ma personne. Ma toilette ne semblait pas lui convenir et il était vrai qu'elle n'était certainement pas de dernière mode mais je sentis sur l'instant une grande insulte faite à ma mère. J'appris plus tard que cette pimbêche sans cervelle répondait au nom d'Ewa et qu'elle était la soeur du maître des lieux. Consternée, je décidais alors de quitter précipitament les lieux et de me faire reconduire dans mon humble manoir par le même équipage qui m'y avait ôté. Ce que je ne savais pas, c'était que je n'étais pas revenue seule et à peine eus-je enlevé ma toilette pour enfin me donner à mes songes qu'un homme fit irruption dans la pièce. Il était beau, Ô encore plus beau que tous les personnages de la fête et je me laissais sans peine envoûter jusqu'à la demie-mort. Cet homme n'était autre que le vampire Sasha Van Evenschlass et maintenant j'étais sienne, appartenant au Monde de la Nuit. Je regretterais encore longtemps mon immense envie d'assouvir ma curiosité et je m'imaginais sans fin des scenari d'autres vies que j'aurais pu mener. Que serait-il arrivé si j'avais déchiré la lettre ? Et si j'avais auparavant épousé Vianislas tout ceci se serait-il passé ? Malheureusement avec des "si" nous pourrions déplacer des montagnes mais lorsque nous n'avons pas de "vraie" vie pouvons-nous déplacer un objet quel qu'il soit ? Les dés étaient jetés et j'étais maintenant en pâture au Monde de la Nuit, pire encore j'en étais la Souveraine.
Par des rumeurs chuchottées je pus apprendre avec une immense tristesse que Vianislas dans son chagrin était devenu un chasseur réputé de créatures et que son château avait été brûlé mystérieusement. Moi, je savais qui avait fait celà mais depuis que j'étais devenue une enfant de la nuit j'avais décidé de ravaler mes rancunes et ma colère afin de garder tout ce que je savais pour moi, ne déliant plus ma langue que pour les strictes paroles -Bonsoir, merci, mes adieux, de rien-. A chacune de mes sorties nocturnes je chassais les animaux pour assouvir ma soif de sang tout en grimaçant de colère et en supportant les railleries des autres. Jamais je ne m'avouerai vaincue car jamais je ne ferais réèllement partie du cercle des Ténèbres. Cette pensée me torturait et je me lamentais seule sur un sort que beaucoup auraient souhaité. Seulement, je ne voyais pas l'avantage à ne plus mourir alors que je n'étais pas heureuse.
Un soir, le page que je trouvais si joli durant cette nuit assassine qui marqua le début de ma perdition me mena un billet tout en posant un index sur ses lèvres. L'individu était muet ce qui me convenait au plus haut point. Je savais que je pouvais lui faire entière confiance et tout en lui posant une pièce d'or au creux de sa paume je m'emparais du billet tout froissé et jauni par endroits. Je reconnus de suite l'écriture de Vianislas qui m'implorait de partir avec lui très loin à Moscou pour enfin mener la vie qu'on avait voulu tous les deux, et tant pis si maintenant j'étais l'une de ces créatures de la nuit il s'en accomoderait certainement. Prise de ce souffle d'amour qui jamais ne m'avait quitté je partis une nuit dans une calèche avec lui qui mit deux mois à me mener à bon port. Fort heureusement le soleil ne passait pas à travers les lourds rideaux de l'équipage et je m'accomodais tout en me délectant du sang de quelques rats que j'attrappais lors de l'heure de repos nocturne que les cochers daignaient m'accorder. Ils étaient deux et tournaient changeant de cheval toutes les dix lieues afin de garder une cadence effrénée et même si ma note fut salée je me sentis bien aise de me retrouver saine et sauve dans le rude pays. Là je vécus mes meilleurs souvenirs à rire et à faire les tournées de tavernes avec ce fiancé dorénavant retrouvé. La chance ne fut jamais vraiment avec moi et l'ombre du tableau se trouva dans un Duc vampirique au charme certain répondant au nom d'Arseni. Il fut pour Vianislas et moi de joyeuse compagnie tant et si bien que bientôt je n'eus d'yeux que pour lui. Jamais dans le monde des ténèbres je n'avais rencontré de personnalité si naturelle et joyeuse et de cette présence dont je tirais des conclusions: j'appartenais aux enfants des ténèbres et je devrais m'accomoder de leur présence pour enfin parvenir à tourner le dos à l'humanité. Les soirs où mon fiancé dormait je partais avec le Duc à la recherche de frêles victimes humaines afin de me délecter de leur sang. Il était un redoutable prédateur et je sus qu'enfin j'étais perdue. Jamais plus je ne pourrais me passer du goût de ce sang si fluide et sucré qu'est celui d'un jeune humain.
Je fus ramenée à la réalité par une louve redoutable répondant au nom de Galaytanée Zar, maîtresse de la troupe des lycans envoyée par Sasha sur mes traces pour me ramener à ses côtés. Bien décidée à ne pas la suivre nous nous sommes menées un combat redoutable où se mêlaient à l'unisson griffes et dents mais le manque d'expérience me gagna. J'avais toutefois bien amoché la louve et je savais pertinament que dans un siècle ou deux je la battrais aisément et à plate couture. Certes, elle avait réussi à me ramener mais maintenant je portais dans mon sang une fougue qui m'était jusqu'alors inconnue: la soif de sang. C'est alors que je devins à mon tour une prédatrice des plus redoutables des enfants des Ténèbres. Un jour, je le jurais, je finirais par me délecter du sang de Galaytanée Zar.
A mon retour je ne sortais que très rarement pour sentir le vent frais de la nuit sur mon visage diaphane. J'étais toujours visitée par le page qui s'occupait à m'amener de temps à autre un enfant bien que je me refusasse à lui adresser la parole. Lui seul aurait pu savoir où je me trouvais et j'avais quelques soupçons quant à sa véritable allégeance envers sa Reine. La solitude me convenait pas mal au fond mais elle fut un soir troublée par une étrange figure de la dynastie des Vampire: Rosana Van Kraft. La princesse vint en effet me trouver une nuit alors que je méditais dans la chapelle satanique toute de noire et de rouge vêtue. Le voile qu'elle avait mis sur son visage ne servait à rien puisqu'on la reconnaissait facilement à sa démarche flottante et à ses gestes lents et réfléchis. L'enigme à demi-vivante me sourit et me pris chaleureusement les mains avant de m'attirer dans un coin du lieu sacré. Sa bouche suave s'entrouvrit et elle me révéla que mon destin dans le monde des Ténèbres était d'une importance capitale. J'aimais beaucoup cette noble dame car elle pesait ses mots dans un silence impitoyable comme pour prévenir le moindre battement de cil de son interlocuteur. Ce que je sus d'elle était que j'étais la représentation de trois cartes de tarots forts importantes à savoir la Tempérence, la Roue de la Fortune et la Justice. Me laissant quelques minutes de réfléxions elle finit par me lâcher et s'évanouir dans le noir. Je ne me souvins plus de ce qui advint cette nuit-là car je m'éveillais la lune d'après comme sortie d'un lourd sommeil de plomb. Par pure vengeance contre les cauchemars qui ne m'avaient plus assaillis depuis ma vie de mortelle je commençais à m'attaquer aux oiseaux noirs du destin, décorant mes toilettes de leurs plumes inquiétantes pour m'assurer que je dépassais le monde des songes plus que personne. Quand je remis en mémoires les paroles de Rosana je ne trouvais que de futiles traductions. La Tempérence était le calme et la protection, la Roue de la Fortune symbolisait le hasard et enfin la Justice voulait dire que mes actions importeraient sur le Monde des Ténèbres. Un bruit étrange me fit lever ma tête embrumée et je me dirigeais instinctivement vers la chambre que j'étais censée occuper aux côtés de mon époux. Ce dernier se donnait aux ébats non pas amoureux mais bestiaux avec sa soeur Ewa. Ce soir-là j'étais sortie le coeur léger et le sourire aux lèvres, débarassée de mon souci d'adultère car enfin il était moins grave d'aimer le plus beau des inconnus que la première venue de sa famille en causant un inceste abominable. Etant dégoûtée de mon père il était de toute façon impensable que j'écartasse les cuisses devant une personne ayant son sang dans les veines. Il était déjà bien assez dur de me supporter. Ewa me faisait pitié... Pauvre petite, pourquoi me prenait-elle pour une voleuse ? Aurais-je épousé l'Amour de sa Vie ? Au fond, je commençais à m'attacher à Sasha et je n'avais pas à me plaindre de ma position de souveraine. Elle, elle se faisait lever, rien de plus !
Dans un souffle nouveau je resserais ma cape de plume et je sortais dans la nuit noire vers de nouvelles conquêtes... Tout en profitant de quelques instants de liberté.

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Nikita Belyakov-Van Kraft
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MessageSujet: Re: ~Erin Van Evenschlass~   Jeu 16 Aoû - 16:47

J'aime I love you Sois la bienvenue, ma chère Erin...

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~Erin Van Evenschlass~

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